Opusc, p
3. Sermon prêché pris de Saint-Hippoly te, le 17 mars 169S. (Jèrémie. XVII, 5, 8) (inédit). C. 191.
Hi LES PRBDICANTS PROTESTANTS
été infidèles pour jouir des biens et des vanités <le ce siècle, ne s'aperçoivent point du bien que Dieu l'ait alors, [ils] sont au contraire dans la misère et portent des marques de [la] colère [et] de la malédiction de Dieu.
.... Dieu achève maintenant de repurger son Eglise, et il paraîtra maintenant qu'il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Mais après que Dieu aura repurgé son Eglise, le germe de l'Eternel, comme dit Esaïe IV, sera plein de noblesse et de gloire, et le fruit de la terre plein de hautesse et d'excellence pour ceux qui seront réchappes d'Israël. . . Quand le Seigneur aura lavé l'ordure des filles de Sion et aura essayé le sang de Jérusalem du milieu d'elle, en esprit de jugement et en esprit île consomption par feu, c'est-à-dire après que Dieu aura l'ait passer son peuple par un feu d'épreuve, qui eonsuiiiiia les profanes et qui épurera les fidèles, toute son Eglise sera sainte, précieuse à ses yeux, et couronnée de gloire. . .
Alors | le Seigneur] fera voir la différence qu'il y aura entre celui qui le sert et celui qui ne l'aura point servi, entre les fidèles et les déloyaux. Alors les fidèles mangeront, mais les déserteurs de l'Eternel auront faim, alors les iidèles boiront [et les inlidèles auront soif], alors les Iidèles se réjouiront [et les inlidèles? seront honteux], alors les Iidèles se réjouiront avec chant de triomphe pour la joie qu'ils auront au cœur, mais les profanes et les déloyaux crieront pat- la douleur, et hurleront à cause de la froissure de leur esprit, cl laisseront leur nom aux Iidèles pour s'en servir dans les exécrations. | Esaïe, LXV, 13].
Et après (pie Dieu nous aura bénis sur la terre, après qu'il nous aura fait goûter ses consolations, qu'il nous aura fait voir sa délivrance, el comblés de ses biens, il nous élèvera dans le séjour de la gloire et de l'immortalité, où nous lui rendrons éternellement nos actions de grâce, et où nous célébreront éternellement son nom.
Brousson n'a jamais douté que les âmes pieuses ne dussent voit-, des yeux de la chair, sur le sol de la patrie, la puissance de Dieu rétablissant l'Eglise, et confondant les impies. Tout imprégné du réalisme des anciens Prophètes et de l'Apocalypse, de ce réalisme que la critique du Nouveau Testament a retrouvé d'abord dans l'Eglise chrétienne primitive, et qu'elle retrouve maintenant dans la prédication de Jésus lui-même, il n'a point consenti à renvoyer au monde à venir, la réalisation de la Justice. S'il a parlé aux fidèles, et constamment, de la possession du Ciel, il a salué par avance, comme le Christ, « le Royaume de Dieu » sur la terre, et en a attendu, sans une défaillance, l'avènement certain. Pas plus que le visionnaire Jurieu, il n'a voulu être de ceux qui préteudeut « qu'il n'y a
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Autographe de Ci.. Bhoisso.x
Fin du dernier sermon qu'on possède de lui
(Arch. Langu. C. 191. Voir pp. 223, 144)