LES PRÉDICA>TS PROTESTANTS
Le curé se défend : le Nouveau Converti raisonne malheureusement fort bien.
Si vous le confondez d'écrit ou de parole Jeu serais bien surpris, quoique maître d'école1. Et je nie doute [bien] que par raisonnement Il n'ébranle à la fin vous et vos sentiments.
Le capucin accepte le défi, et le Curé fait monter le récalcitrant jusque vers le Révérend Père, qui l'interroge :
Bonjour, mon cher ami, dites-moi en franchise
Si vous croyez en Dieu, au Saint-Père et à l'Eglise,
La présence réelle au divin Sacrement,
Le feu du Purgatoire ? Répondez librement.
Le régent, sans s'émouvoir, expose sa foi. Il croit en Dieu, en Jésus-Christ, au Saint-Esprit.
Mais pour votre Saint-Père, je n'en fais point de cas. L'Eglise Universelle, je ne l'ignore pas.
Ce Saint-Père romain, pour [par] une injuste voie S'oppose à Jésus-Christ, faut-il donc que j'y croie ? Lisez l'Apocalypse, qui vous le dépeindra Persécutant l'Eglise tant que Dieu le voudra.
Le régent, d'ailleurs, partage les illusions des Cévenols.
Cette persécution doit durer quelque année Jusqu'en huilante neuf où sa fin est bornée Suivant la prophétie du Nouveau Testament (sic) Du septième chapitre de Daniel le voyant2.
Il continue sa controverse touchant la présence réelle, le retranchement de la coupe, le purgatoire, les images, l'usage du
latin.
Consultez sur cela Saint-Paul et son Epitre Première aux Corinthiens, quatorzième chapitre : Vous nous êtes « barbares » : il vous le dit bien clair Mieux vaudrait cinq paroles que dix mille en l'air.
Il poursuit par la justification, et l'invocation des Saints. La suite nous manque. Nous ne savons si l'auteur terminait par la conversion du présomptueux capucin.