de la Vulgrate : Ad te, Domine, leQOQi animant meam
3. Bail. XXXVIII, 506. La version de La Bastide, avec quelques retouches, est encore usitée dans les Eglises réformées de France.
464 LBS PRÉDICAXTS PROTESTANTS
§ 5. — Antoine Gavanon '.
Le compagnon de Vivent et de Papus. Antoine Gavanon, dit La Vérune, qui après avoir tué Lambert à Anduze, sortit du royaume, et devint chantre dans un régiment du Piémont, écrivit plus tard les souvenirs de sa vie pour Antoine Court. A la fin de l'une des deux Relations qui nous ont été conservées, il recopia les « Vers qu'il lit après sa sortie de la prison du fort de Saint-Hippolyte, sur la trahison du traître [Fabre, Sr de MontredonJ... » Le Bulletin (XL, 532) les a publiés, d'après les Papiers Court (17, R.). Ils trouvent ici leur place naturelle.
Qui veut savoir la trahison
Qu'a fait le traître Montredon?
L'a faite d'une grande ruse
A La Rouvière [Papus] et La Vérune
Qu'il les voulait tous deux livrer
Eu les mains de ses (?) meurtriers.
Mais Dieu qui par sa volonté La Rouvière a conservé.
L'a conservé d'une manière Se jetant dans une rivière.
La Vérune dit Gavanon Fut conduit dedans la prison.
Et le gouverneur lui disait :
<i Déclare le nous en secret Et nous te sauverons la vie, Je te le dis sans flatterie, Si tu veux déceler pourtant Quelqu'un des autres proposants.
Nous te les voulons bien nommer Le sieur Brosson et Dauphiné L'autre qui s'appelle Lapierre, Je te le dis en tel(le) manière Si tu veux être délivré Bientôt de la captivité. »
La Vérune fut bien chrétien
De vouloir dire jamais rien
« Si rien ne lui sauve la vie
Que ce que l'on veut qu'il nous die,
S'il vous le dit. en vérité
Que son procès soit bien jugé ! »
(. Voir plus haut, 11,30-2$,