‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 2)Chapitre 43 sur 334 · PAPUS A LAUSANNE · texte numérisé non relu

PAPUS A LAUSANNE

soûle voie qu'il connut, celle d'Arnhcim. La femme »le Mathurin répondit en effet le 11, 21 mai à son jeune ami. qui sur sa demande lui avait raconté la mort de Vivent.

Voire lettre. Monsieur1, m'a été rendue il y a environ cinq semaines. J'ai élé plus exacte à envoyer à M. voire père celle (pie vous lui avez écrite, que je ne l'ai été à vous faire réponse, parce que j'ai cru que l'un était plus pressé que l'autre. Je ne doute pas qu'il ne l'ail reçue présentement. Je souhaite (pie le Seigneur vous en donne de bonnes nouvelles.

Je voudrais pouvoir vous en donner de sûres de mon pauvre mari, mais n'en ayant point de lui-même, i! faut que je me contente de celles que la Providence me donne par autrui, et qui sont pourtant plus positives, grâce à Dieu, depuis quelque temps. Je le recommande Monsieur, à vos bonnes prières, et vous prie de le recommander, et lui et ses compagnons d'oeuvre aux bonnes âmes de votre connaissance.

Si je ne savais que toute mort des bien-aimés de l'Eternel esi précieuse devant ses yeux, celle du bon M. Yivcns m'affligerait davantage. Mais je suis persuadée que cet athlète de Notre Seigneur Jésus- Christ a toujours eu sa lampe allumée, et ses comptes bien dressés [iour se présenter sans confusion devant son bon Maître à sa venue. Dieu nous prépare tous lui-même par sa grâce à le recevoir avec joie lorsqu'il lui plaira de venir pour nous faire rendre à chacun compte de son administration- !

De Lausanne, Papus continuait à se tenir en relations avec ses amis du Languedoc. Le bruit courut dans la ville que < le l'eu s'était tellement allumé dans Nîmes ou bien aux environs, que l'on faisait tous les jours des détachements et qu'on menaçait même de faire un four (?) général et quantité de prisonniers outre ceux qu'on avait déjà faits. » Papus écrivit à une demoiselle, de Nîmes ou de Montpellier, pour savoir si la nouvelle était vraie, bien qu'il eût de la peine à le croire, « car je sais. dit-il, qu'il ne s'est rien fait depuis longtemps dans tout ce pays-là »'.

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