‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 2)Chapitre 54 sur 334 · MORT DE PAPUS I · texte numérisé non relu

MORT DE PAPUS I

être exterminés, et qu'il fallait tuer le loup qui dévorait le troupeau. Il signa : Olivier. Une dernière question s'inscrivit encore au bas du procès-verbal : « Qui était à l'assassinat de Bagars? — A dit que les Plan y étaient, avec Espaze, etColognac,

dit Dauphiné ». Puis reprenant la plume, l'ami et le confident de Vivent signa cette fois du nom sous lequel il avait combattu avec lui : « L'Olivier la Rouvière. »

Bàville le condamna (8 mars) à être rompu vif à Montpellier, comme assassin et perturbateur du repos public, après avoir subi la question ordinaire et extraordinaire « pour avoir révélation de ses complices ». La torture ne le fit pas convenir qu'il avait été des meurtriers du consul'. Avant d'aller au supplice, il tomba à genoux dans sa prison, et prononça à voix haute une de ces prières dont les Relations sont unanimes à rappeler l'intensité et l'onction. Le prêtre qui l'assistait convint « qu'elle aurait tiré des larmes d'un rocher ». Il entonna le Psaume 121, repoussa le crucifix que lui tendait l'abbé Fraisse, de l'église Saint-Pierre, et pria encore une fois au pied du gibet. Par une diminution de peine que ne mentionnait pas le jugement, il fut étranglé sur la roue avant les sept coups de barre que lui donna le bourreau. Son corps fut enterré dans un fossé de la citadelle. « Mais il y avait des fidèles qui suivaient de loin, pour voir où on le mettrait, et ayant découvert là où on l'avait mis, ils y furent la nuit même pour l'emporter. Et l'ayant pris, ils l'enveloppèrent d'un linge et furent l'ensevelir ailleurs » 2.

!. Il déclara a la question que les coupables étaient » 1rs Plan, Espaze, Pierre Guy. Dauphiné el Languedoc ».

-2. Relation des Pap. Court. Celle (lu Ilull. X. u277, <lii : a Trois Biles, dont Le nom se taira maintenant, prirent son corps, le lavèrent cl l'ensevelirent ».

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