‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 1 sur 346 · LE NOUVEAU BROUSSON · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU BROUSSON

(Février -Juin 1692)

Le jour même où il apprit la mort de Vivent, Bàville en informa à la fois le secrétaire d'Etat Châteauneuf et le contrôleur général des Finances * , exprimant en même temps que sa joie, la reconnaissance qu'il gardait au zèle de Mandajors et du gouverneur Chanterenne, d'Alais. Il fit strictement payer les 5,000 livres promises par lui pour la tête du prédicant, salaire dont plusieurs personnes, et Chanterenne en particulier, réclamèrent leur part -, et se préoccupa, avec Broglie, de pousser le plus loin possible ses avantages.

Il fut bien servi d'ailleurs par certains amis des prédicants. Nous avons dit les arrestations et les condamnations (13 janvier) qu'avaient provoquées les dénonciations d'Anne Baudoin. Sur d'autres dépositions que nous n'avons plus, et que nous ne savons même à qui attribuer \ onze nouveaux prisonniers furent interrogés au fort de Saint-Hippolyte le 22 février, hommes, femmes ou jeunes gens (et parmi eux le prédicant Antoine Avesque) inculpés d'avoir recelé un fusil, un pistolet, im moule à balle, des livres défendus, ou même des hardes de dragons déserteurs*.

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