‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 115 sur 346 · BiilL III · texte numérisé non relu

BiilL III

l'ordonnance sur les KCOLIÎS 213

cèse. La ville d'Anduze fut tenue de construire un couvent, pour abriter des jeunes filles protestantes, remises par lettre de cachet aux religieuses du Verbe Incarné. Des régions peuplées d'anciens réformés durent ainsi payer de nouvelles contributions pour des édifices qu'ils abhorraient.

Pendant les Etats du Languedoc (nov. 1G97 — fin janv. 1698), l'intendant avait lié partie avec les évoques de la province (tous gagnés — sauf un seul — à la cause de la « contrainte salutaire »), en fournissant aux prélats, pour les écoles et pour les instructions catholiques, les armes que ceux-ci lui demandèrent'. Une « Ordonnance sur les Ecoles » parut le 22 décembre 1697. Elle obligeait les N. G. à envoyer leurs enfants jusqu'à l'âge de 14 ans, aux maîtres catholiques, et au-dessus de cet âge, s'il y avait lieu, aux instructions qui se faisaient dans les églises, «à peine d'y être contraints par toutes voies ». La première absence de l'enfant donnait lieu à une amende de cinq sols, la seconde, à une amende du double. En cas d'obstination, le logement eflectif d'un soldat de milice, à 15 sols par jour, rappellerait les parents à leur devoir. Les enfants des écoles devaient être conduits à la messe chaque jour. « Les jours de fête et dimanches, portait l'ordonnance, les pères et mères seront tenus de les j' mener avec eux, soit qu'ils soient aux écoles , soit qu'ils en soient sortis, à peine de 20 sols d'amende après une ou deux admonestations du curé » -.

Les procès aux N. G. morts relaps se multiplièrent, non plus toujours suivis de l'exhumation du cadavre, mais accompagnés de la confiscation des biens du mort.

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