Bull. XXXII
3. Duny est sans doute le prèdicant auquel fait allusion Tévêque de Viviers (J. Lemoine, p. 243). « qui survint en Vivarais il y a cinq semaines [ceci est écrit en juin ou juillet 1698], qui neût pas fait moins de mal [que le précédent, c'est Brousson, dont Tévêque ignore le nom], sll n"eùt été arrêté dans une de mes paroisses, qu'il eut l'eflronterie de venir habiter avec sa femme et ses enfants ; mais ayant été découvert par un de nos bons convertis, il fut pris, caché dans son lit, avec une belle Bible de Genève et quelques ridicules sermons que j'ai en mains».
4. A'oir Bull. XXXII, 562, et Arnaud. Hist. des Prot. du Vwarais..., II, 50, 51 (d'après un Mémoire d'Ebruy. Pap. Court, 17, B). Voici la liste des maisons rasées : une à Soyons ou Toulaud, vers Bouret(?) — La maison de Beboul à Saint-Jean Chambre, bien que Brousson n'eût prêché que dans la grange à un quart de lieue de là. (Reboul, surpris pai' l'arrivée des dragons, put fuir et prévenir ses voisins, qui
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le S-- de Mure et sa fille, pour mettre le père en prison et la fille dans un couvent'.
mirent en lieu sûr le prédicanl Kbruy caché alors ;V Vernet, à une portée de mousquet de Saint-Jean). — La maison de Sara Leydier aux Badons (Mounens). (La veuve et sa fille aînée, avant qu'on eût ouvert aux soldats, se glissèrent dans une cachette préparée, où les soldats les cherchcrenl, sans les y voir. Au bout de quelques jours, les deux femmes purent fuir. Vn garçon de la maison, âgé de dix-huit ans, fut emmené aux prisons de Montpellier, où il mourut). — Sept maisons à Macheville (vers Montmagnon, c-= de Lamastre), où Brousson sans doute avait séjourné, bien que VExlrait de ses Mémoires n'en dise rien. — Une maison à Rossignol (Saint-Apollinaire de Riaz). — Deux maisons à Silhac, vers la Faurie (Fauriel ?), en la Combe du Pré. — Une maison (celle d'Etienne Talon) à Pierregourde, vers le Merle (?) — Une autre à Charmes. (Le propriétaire est nommé Pierre Biny, il aurait été conduit aux galères et y serait mort peu après. Il semble qu'il s'agisse de Pierre Tromparent, mort aux galères en 1701). Les notes de V Extrait des Mémoires signalent la maison de Fialaix, à Saint-Georges, comme devant être rasée. — La maison de Jourdan, notée également, fut démolie à Baix. Sa femme, emprisonnée à Privas, fut conduite ensuite au Pont Saint-Esprit.