‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 220 sur 346 · Ibid. « Roux a clé reçu ministre par M. Lapierre · texte numérisé non relu

Ibid. « Roux a clé reçu ministre par M. Lapierre

4. Bull. L, 346 : « A l'égard de la conduite que les ministres tiennent dans les villages ».

.ï. Bull. L, 339. C'est nous qui soulignons.

voici comment on y procède, selon que Paul Goulougnac surnommé Dauphiné me récita avoir été lait à son égard. 11 se trouva, me ditil, à une assemblée de 500 personnes que l'on faisait dans un désert près du lieu de La Salle, au commencement de l'année 1691, et s'étant mis à lire devant tous l'Ecriture Sainte, et fait ensuite une prière à Dieu selon les mouvements de son cœur, il entendit d'abord la voix du peuple qui le nomma pour son pasteur, le priant avec des larmes de leur servir dans celte conjoncture du temps ; et s'excusanl sur son incapacité, et sur V insuffisance où il se trom'uit d'en remplir toutes les fonctions, ces bienheureux fidèles réitérèrent leurs demandes par plusieurs fois, ce qui obligea Dauphiné d'accepter cette offre, tellement qu'il s'acquitta de cet emploi avec beaucoup d'exactitude et de liUélité. . .

L'auteur de la Lettre ne parle point dune inipositiou des mains qui aurait suivi la nomination de Golognac par le peuple. Golognac, sans aucun doute, n'en parlait donc point lui-même. Devant Bàville il justifia sa vocation comme il l'avait fait devant notre inconnu de Montpellier : « Pour prêcher, il nest pas nécessaire d'être ministre. Dans les Actes des Apôtres, Priscille et Achille ont prêché sans avoir de mission ». L'intendant voulant savoir a qui lui avait imposé les mains, et qui lavait fait ministre ? » il répondit : « C'a été le consentement de ceux qui ont assisté à mes sermons, et Dieu m'a fait ministre »^ Huit jours après il usait des mêmes termes. « Qui l'a fait prédicant? — Dieu et ceux qui l'ont entendu prêcher ». « A lui remontré qu'il a prêché sans mission, quoique la Discipline de la R. P. R. le défende. — A répondu qu'il a eu une mission extraordinaire, dans un temps extraordinaire comme celui-ci »".

Nous reconnaissons sous les paroles de Golognac, l'influence directe que Brousson a exercée sur lui. Lorsque ce dernier arriva dans les Gévennes, il avait déjà discuté, en homme instruit des principes de sa foi, la question de la vocation irrégulière. Ses idées sur ce point étaient arrêtées : il en jugeait par sa propre expérience. La vocation extraordinaire qui lui avait dicté ses Lettres aux Pasteurs, et qui l'avait jeté en France, était pour lui supérieure à la mission régulière des ministres timorés et infidèles. La fuite rapide de Dubruc, le seul pasteur

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