‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 286 sur 346 · i, de la Vulgate : Ad te, Domine, levavi animam meam · texte numérisé non relu

i, de la Vulgate : Ad te, Domine, levavi animam meam

3. Bull. XXXVIII, 506. La version de La Bastide, avec quelques retouches, est encore usitée dans les Eglises réformées de France.

§ 5. — Antoine Gavanon\

Le compagnon de Vivent et de Papus, Antoine Gavanon, dit La Vérune, qui après avoir tué Lambert à Anduze, sortit du royaume, et devint chantre dans un régiment du Piémont, écrivit plus tard les souvenirs de sa vie pour Antoine Court. A la fin de l'une des deux Relations qui nous ont été conservées, il recopia les « Vers qu'il fît après sa sortie de la prison du fort de Saint-Hippolyte, sur la trahison du traître [Fabre, S"" de Montredon]... » Le Bulletin (XL, 532) les a publiés, d'après les Papiers Court (17, R.). Ils trouvent ici leur place naturelle.

Qui veut savoir la trahison

Qu'a faille traître Montredon?

L'a faite d'une grande ruse

A La Rouviùre [Papus] et La Vérune

Qu'il les voulait tous deux livrer

En les mains de ses (?) meurtriers.

Mais Dieu qui par sa volonté La Rouvière a conservé.

L'a conservé d'une manière Se jetant dans une rivière.

La Vérune dit Gavanon Fut conduit dedans la prison.

Et le gouverneur lui disait :

(( Déclare le nous en secret Et nous te sauverons la vie, Je te le dis sans flatterie, Si tu veux déceler pourtant Quelqu'un des autres proposants.

Nous te les voulons bien nommer Le sieur Brosson et Dauphiné L'autre qui s'appelle Lapierre, Je te le dis en tel(le) manière Si tu veux être délivré Bientôt de la captivité. »

La Vérune fut bien chrétien

De vouloir dire jamais rien

« Si rien ne lui sauve la vie

Que ce que l'on veut qu'il nous die,

S'il vous le dit, en vérité

Que son procès soit bien jugé ! »

Page 1