août
-2. Rouquette, p. 67 ; C. 171 (voir plus haut, II, 120; I, 388).
lées d'une chanson légère, qu'a copiées l'abbé Rouquette (p, 72), ne sont point de l'écriture du prédicant, et proviennent d'une plume extrêmement inhabile. Elles se lisent sur une feuille au dos de laquelle il a écrit, à Genève ou à Lausanne, en 1694, le brouillon d'une lettre destinée à une demoiselle du Languedoc. Elles ne lui sont point imputables. Les vers qu'il a transcrits lui-même ne sont pas non plus de sa composition. Deux sonnets sur Schoniberg çainqueur du tombeau, qui célèbrent la gloire du vainqueur de la Boyne (1G90), sont dûs peut-être à quelque poète (?) du Refuge. D'autres épigiammes sur la prétendue mort du prince d'Orange (1690), sur Schomberg encore, sur la fuite du
roi Jacques II :
(Jacques, le roi sans égal A fui devant son rival.
Pour une action si belle Jacques Déloge on l'appelle [?].)
ont couru sans doute dans le Bas-Languedoc, à Nîmes ou à Montpellier, et Papus les a recueillies comme autant d'affirmations triomphales*. Nous reproduirons quelques alexandrins, écrits de mémoire par le prédicant, et fort abîmés, qui sont dirigés contre un indigne persécuteur".
Ton [?] péché t'aveugle, Antiochus romain
Repens-toi de bonne heure (ne renvoie à demain)
De ta méchante vie, dont la totale perte
(Dieu, le monde le voient) elle t'est toute ouverte.
Mais Dieu te bornera, qui est juge sévère
Et voit les cruautés quexerces sur la terre.
Dans l'histoire, tu passes pour vm Néron meurtrier Surpassant Pharaon, qui périt dans la mer. Tu règnes, tu es mort('?), et passes La Rapine =^. Par les prisons, gibets, les chrétiens tu ruines Mais Dieu te bornera. Ne passeras plus outre. Tous les persécuteurs. Dieu les a tout en comte (sic. faut-il
[lire : tout en outre ?).
1. Les seize vers que Rouquette a publiés (p. 71 au bas;, constituent en réalité quatre épigrammes distinctes. Deux d'entre elles : « Sa prudence et sa valeur... >> et «Est-il mort le Prince d'Orange... x ont été connues de Court (Pap Court, 19, f» 256, 282).
2. Rien n'indique, comme le veut Rouquette (p. 70), qu'il s'agisse de Louis XIV lui-même; il n'aurait pas été sans doute comparé à La Rapine. Peut-être est-ce Bàville « le Roi du Languedoc». JN'ous corrigeons Rouquette d'après l'original.
3. D'Hérapine, directeur de l'Hôpital de Valence, célèbre par les cruautés qu'il exerçait contre les protestants opiniâtres. Les Nouveaux Convertis ne l'appelaient que La Rapine. (Voir Deux Héroïnes de la foi...)