‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700 (volume 3)Chapitre 317 sur 346 · Sermon sur la hôte de l Apocalypse. (P. 58). Peut-être · texte numérisé non relu

Sermon sur la hôte de l Apocalypse. (P. 58). Peut-être

sur le texte Apoc. XI, 7 : « Et quand ils auront achevé leur témoignage, la Bète qui monte de l'abîme, leur fera la gueri'e, les vaincra et les tuera ». Brousson a relevé cette parole sur un de ses feuillets de notes bibliques. '37. Les Troîs fidèles hébreu.x dans la fournaise. [Daniel, III]. (P. 76). C'était le dernier sermon composé par Brousson. Il en envoya une copie en Hollande, des environs de Toulouse, afin qu'il fût imprimé. (Lettre du 17 août 169H, Opusc, p. 331).

Un sermon (38) sur La Vocation extraordinaire. Esaïe, \l. 6, 9, fut prêché par Brousson vers le 1" août 1694 à Rotterdam et répété en d'autres Eglises. (Douen, IL 420).

Un autre (39) sur la parole de Job (XIII. 15) : « Quand il me tuerait, j'espérerais toujoui's en lui », a été composé et prêché au Bas-Languedoc en 1698 (dernière Rer/uête au Roi. dans Corbière, Hist. de l'EgL Réf. de Montpellier, p. 318). Elnfin nous parlons ci-après de quelques ébauches de sermons qui subsistent dans des notes de Brousson. non inventoriées en 1698.

Le pasteur avait sur lui, lors de son arrestation, deux manuscrits de sa main, du même format que ceux de ses sermons. Ce sont deux analyses, écrites par lui, de deux sermons qu'il a entendus à La Haye. L'un sur L'amour du prochain (Romains, XIII, 8-10), (P. 57), porte au bas : « Du Viviers, à la Haye, 3 août 1697 ». L'autre, sur la Corruption naturelle de Ihomme (Romains, VII, 24), (P. 75). s'achève par la mention : « Gandomer, à la Haye, 3 août 97 ».

PIÈCES JUSTIl'ICAriVES. XXXIV. 571

Quelques notes de Brousson.

(Orth. orig.)

Le Dossier Brousson contient quelques feuilles que Pinon n'a pas pris la peine de numéroter, et sur lesquelles le pasteur avait inscrit des versets bibliques, ou des ébauches de sermons. Nous nous approcherons de plus près de cette grande àme en examinant comment il se préparait, dans l'intimité, au labeur public.

1. Deux feuilles, séparées aujourd'hui lune de l'autre, avec deux petits fragments de papier, sont du temps de la première activité du prédicant, évidemment de 1690. Elle constituent une sorte de répertoire, une concordance biblique à laquelle il se réfère dans des notes postérieures. On y voit des paroles de l'Ecriture groupées sous divers chefs, comme Rétablissement, Délivrance, Conversion. Brousson a transcrit là quelques textes qu'il a depuis développés en des sermons qui nous restent. Sous le titre Sainteté, on retrouve par exemple le début du Psaume 15, qui a fourni le Sermon 2o de la liste dressée plus haut; sous le titre Jiigeniens de Dieu, l'expression « Je suis comme un lion à Ephraim» (Osée, Y, 14), d'où est tiré le Sermon G. Quelquefois, au texte biblique est jointe une réflexion religieuse, qui en certains endroits a été manifestement ajoutée après coup. Par exemple au-dessus des mots : « Destruction de la Ninive mystique décrite magnifiquement, Nahum, ch. 1 et ch. 2 et ch. 3 », Brousson a écrit, d'une autre écriture plus récente : « Fran[ceJ » comme si des réflexions lui avaient plus tard révélé un rappoi't prophétique et précis entre Ninive et le royaume très chrétien. Une note entière a été écrite après la bataille de la Boyne :

Le Seigneur a donné de quoi parler, les messagers de bonnes nouvelles ont été une grande armée (Ezéch., 37, 10). Les Rois des armées s'en sont fuis (Le Roi Jacques), ils s'en sont fuis (par deux fois, d'Angleterre et d'Irlande : Il a mis bas de leurs trônes les Puissans et a élevé les petits. Luc, 1, 52. Qui sont ma mère et qui sont mes frères, dit J.-C), et celle qui reste dans la maison, etc. Quand vous vous êtes couchés entre les étables, etc. ^ Psaume 68, 12 et suiv.

1. Les mots qui suivent, dans le Psaume cité, sont : « ...les ailes de la colombe sont couvertes d'argent ». Brousson, évidemment, oppose ici l'humiliation du roi Jacques au triomplie de l'Eglise, la colomlte mystique. Peut-être rallachait-il le mot (X'ctables à une circonstance particulière de la fuite du roi.

572 i'[i;cES justificatives, xxxiv.

II. Quatre feuillets formant un mince cahier sont plus curieux que les fragments précédents. Ils contiennent des paroles bibliques, qui se suivent sans que le sujet en soit analogue, et qui parfois sont accompagnées soit d'une très courte observation, soit d'un plan ébauché de sermon. Certains textes se retrouvent deux, et trois fois, au cours des pages. Il semble que nous ayons là comme un agenda journalier sur lequel Brousson, au moins pendant certaines périodes de sa vie, a écrit des paroles de l'Ecriture méditées quotidiennement pour son édification personnelle. La plume, l'encre y changent parfois si brusquement que certaines de ces notes ont été certainement rédigées au cour d'un voyage missionnaire. D'autre part certains renvois à des commentaires de Diodati*, ou à une Concordance des mots latins de la Vulgate, nous montrent Brousson dans sou « étude », avec de gros livres à côté de lui. Quelques-uns des textes ainsi copiés ont été traités par le pasteur dans les prédications postérieures à celles de la Manne Mystique (1095). Une énuiuération de sujets pieux, n)is à la suite l'un de l'autre dans l'ordre même et avec les titres des premiers sermons de la Manne, porterait également à croire que le livre était déjà imprimé quand le pasleur, en ayant l'elu le contenu, a écrit sa liste. (]onime néanmoins la première page de ces notes semble dater de 1091 ou 1092, ce semblant de carnet paraît avoir accompagne Brousson pendant toute sa vie de prédicateur, au Languedoc d'abord, en Hollande, dans le nord de la France, à la Haye encore, et enfin de Lyon à Pau.

Nous ne transcrivons, de ces quatre feuillets, que les paroles bibliques qui y sont suivies d'une note de Brousson, ou les indications qui offrent un intérêt plus particulier.

Il n'éteindra pas le luiuigaoïi [qui fume. Esaïe, 42J . . . jusqu'à ce qu'il fasse venir le juj^emeut en victoire : et les nations espéreront en son nom. Matth., 12, 20, 21. — rs"avons pas un souverain sacriliteur [qui ne puisse avoir compassion de nos intirmités. . . Hébreux, IV, 15].

Le texte d'Esaïe, qui précède, est accompagné de quelques notes, qui ont été reprises par Brousson sur une feuille à part, où il a écrit aussi le passage de l'Epitre aux Hébreux.

\. Jean Uiodali (137G-16i9), professeur de langues orientales à l'Académie de Genève, u publié des Glossae in Sancta Diblia (1G40) et des Annotationcs in. Diblia (li')U7).

riKCES JUSTIFICATIVES. XXXIV. 573

sur cette feuille se trouve un plan de sermon que nous transcrivons ici :

(I) Ne brisera roseau cassé et n'éteindra lumignon qui fume. Pitié de lïniirmité, sait de quoi sommes faits, Ps. 103, argile, poudre et cendres. Femme violée [allus. à Jérémie, III, 1, 'i]. Arche captive. Saint Pierre tombé. Exhorte à la repentancc Eglise adultère. Si quelqu'un délaisse sa femme, Jérémie, III. Persécution et oppression à cause des péchez, v. Esaï.

Mais 1 non pour pensions, salaire d'iniquité [c'est-à-dire il ne convient pas de s'autoriser de ce que le jugement de Dieu est dilléré pour s'autoriser à recevoir du clergé des pensions. Allusion aux apostats].

2 Non pour conserver bien, qui [sont] idoles. Dieu veut être aimé plus, etc.

8 Non pour persévérer longtemps [dans l'idolâtrie].

4 Quand tous [ont] mérité mort et malédiction, [a] fait grâce aux uns et puni les autres, l'un pris et l'autre laissé. Doit faire trembler. Combien déjà morts dans leur péché? Combien qui bourrelez par conscience se sont désespérez et possédez du démon.

Notre adversaire le Diable rôde a l'entour de nous, auquel faut résister et demeurer fermes. I Pier., 3.

(II) Jusqu'à ce qu il fasse venir en avant le jugement en victoire . Jugement terrible qu'il exercera contre oppresseurs, et grande victoire. Jugement commence par [sa] maison [cf Sermon 12].Madian, jugement; ne crain point Assur Esaïe, 10 [v. 21]. L'éternel est assis comme juge, Ps. 0. Débattra la cause de son peuple et fera justice à son peuple. . . Toi qui es mon ennemie, etc. — Si ma main saisit le jugement. Deut. 32. — A la vallée des décisions car je serai là, assis, etc. Joël. — Le jugement se tint, Daniel. — Qui est celui qui vient de Bostra ? — Os secs, grande armée. — Témoins tués, ressuscitez, ennemis épouvantez. Arche captive frappe au fondement [les Philistins, I Sam., V. 12. Brousson a plusieurs fois noté le passage, où il trouvait le type de la maladie du Roi, qu'il avait emprunté au Baume de Galaad\. Egypte [Esaïe XIX]. — Tous ceux ci se sont assemblés pour toi. Esaïe, 49. — Combat, Michel et ses auges, etc. — Les uns se vantent de leurs chariots, Ps. 20. — Victoire, les uns détruits, les autres convertis.

(III) Application. Point de paix. — J'attendrai l'Eternel étant dans la voie de ses commandements. — Je suis comme un lion à Ephraim jusques à ce qu'ils se reconnoissent coupables, etc. — Celui qui offre le sacrilice de justice me gloriliera, et à celui qui redresse son chemin je ferai voir la délivrance de Dieu, Ps. 50. — Les nations espéreront en son nom. Idoles tombant devant l'arche captive. — S. Malo- Castres-Paris. [sur S. Malo et Paris, voir la Lettre Pastorale de Jurieu du ler août 1CS7. Nous ignorons l'événement de Castres].

o7i i'ii:c:es JUi^rii-icATiviis. xxxiv.

Sept mille hommes tués, et les autres épouvantez donnent gloire à Dieu. La dixième partie [de la ville] tombera [Apoc, XI, 13].

Nous [)oursuivons maintenant les extraits du ealiier de Brousson.

— Ne les eraignez point, ear l'Elernel votre Dieu est celui qui combat pour vous. Deut., 3, 2'2. n' : dit aux eulans disrael allant entrer dans la Terre de Canaan. Peuple de DLieu] laible alin que ne se conlie sur le bras de la chair. Knnemis puissants. Antéchrist, Démon, Dieu de ce siècle. Fidèles opprimés, pourfjuoi permis. Ne les craindre ; craindre plutôt Dieu <pie les houunes. Craindre Dieu honorer le Roi. | Con- Uance en Dieu tout bon tout saj^e tout puissant. Ne crain point vermisseau. Pharaon, Mer roug-e. .losué, Gédéon, David. Josaphat, Kzéchias, Zancherib, Achas, roi de Syrie. Craindre à cause des péchez, endurcissement, rébellion, Israélites nentreront au repos. J'ai tous les jours étendu mes mains, etc. En un instant je parlerai de d (?).

— Promesses temi)orelles laites aussi à rK<<lise chrétienne. — Cherchez le Royaume de Dieu, etc., et toutes les autres choses, etc. Oiseaux des cieux, etc. Juge inique, veuve. Lorsque verrez ces choses, levez vos tètes en haut. Rendez leur au double selon leurs œuvres. Pierre coupée |Dan. II, 34], sang mains, Constantin, etc.

— Bicnheuieux sont ceux qui ont (aim et solide justice : car ils seront rassasiez. Matth., 5. La justice des Siècles. Si cpielquim a soif, etc. Hola! vous tous qui êtes altérés, etc. Esaïe. Manger lagneau pascal avec avidité, n'en laisser rien jusqu'au malin. Prière dominic. Pardonue-nous. T'aisant miséricorde à ceux qui gardent mes conmiandements. Si nous disons que nous navons point de péché, etc. 1 Jean, 1. Travailler à notre salut avec crainte et tremblement. Toi q\ù es debout prends garde que tu ne tombes.

— \'ous avez été rachettcz de vôtre vaine conversation qui vous avait été enseignée [>ar vos pères, non point par des choses corruptibles comme par argent ou par or, mais par le précieux sang du Christ» comme de l'agneau sans souillure et sans tâche. 1 Pierre, 1. 18, 1'.), 1° Vaincus par l'ennemi de Dieu et de nôtre bonheur, ses esclaves, assujettis tous à la domination et empire de la mort, vendus nousmêmes à Satan exécuteur de la justice de Dieu. Débiteurs à la justice divine par Dieu législateur : lo morts en Adam ; 2^> par la Loi |mat? nat?] et mort ; 3° rachettez j>ar Christ, Roi pour nous délivrer. Sacritice, Prophète, prix sang. Car les gages du péché c'est la mort. La mort interven. pour la rançon des transgressions, Hebr.. 9, Par sa mort a détruit celui qui avoit l'empire de la mort, Hebr., 2; 4'^ AUus. à la Pàque.

— Ceux qui s'éloignent de loi (paillardent) périssent. Tu retrancheras tous ceux qui se débauchent de toi. Mais quant à moi. d'approcher de Dieu (adhérer à Dieu) c'est mon bien. Ps. 73, 27, 28. V. Diod[ati] et Concord[antia au mot] adhœrere.

PIKCES .irSTIFICATIVES. XXXIV. O/O

— La loi de la purification du lépreux. Tout le mystère de la rédemption. Matth., S, 'i.

Préparation pour la S. Cène, ibid. [voir Sermon 34].

— Tu m'as asservi (forme d'esclave [Philip., II, 7] ) et lu m'as travaillé (Jardin de Gethsémané) par tes iniquitez. C'est moi, c'est moi (jui efface tes forfaits pour l'amour de moi, et qui n'aurai point souvenance de tes péchés. Esai, 13, 2'i, 2'> [voir Sermon 33].

— Mais je demande : ne l'ont-ils point ouï ? au contraire, leur son est allé par toute la terre et leurs paroles jusques au bout du monde. Kom., iO, 18.

u=' 1. Les Juifs mieux instruits que les Gentils, aveugles. Connaissaient la lettre. Grâce intérieure. Pelages, Sergens, aveugle né, populace sur ce que J.-C. disoit de Jean-Baptiste. . . 2" Sens mystique. Les cieux racontent, etc. Ps. 19, 1 seq. ; estoiles, Apoc, I, 20 dragon entraînant 3e partie des étoiles. Etoile tombée, clef de l'abîme. Etoiles retiré lueur. Nouveaux cieux, etc. Sacrif. lévit. abolis ; encore une fois la Réfor. — Conséquence, tant que leur son aille par toute la terre.

— Vous n'êtes point en la chair, mais en l'Esprit, voire si l'Esprit de Dieu habite en vous : mais si quelqu'un n'a point l'Esprit de Christ, celui là n'est point à lui. Rom., 8, 9. Et si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l'Esprit est A'ie à cause de la justice, V. 10. Or si l'Esprit de celui qui a ressucité Jésus des morts habite en vous, celui qui a ressucité Christ des morts vivifiera aussi vos corps mortels, par son esprit habitant en vous v. 11.

1° Le Saint-Esprit appelé l'Esprit de Dieu, l'Esprit de Christ, en sorte que lorsque ce divin esprit habite (;n nous il est dit que Christ est en nous ; et appelé aussi l'esprit de celui qui a ressuscité Jésus des morts ; 2° habite en nous ; 3'J Effet de l'hal^itation du Saint- Esprit : 1» Sommes membres du Christ, Christ en nous, un avec Christ, sic [ainsi :J ce qu'il a fait et soufert, imputé, 2° [nous] ne sommes en la chair, mais le corps est mort à cause du péché, mais réprimé par l'esprit qui est vie à cause de la justice, o^ Esprit de sagesse, d'intelligence, etc. ; 'i° résurrection attril)uée à celui qui a ressuscité Jésus des morts. Nota : 1, les œuvres qui se font au dehors comme on parle, attribuées en commun aux trois personnes de la Divinité parce qu'elles sont même Dieu en essence. 2 Lorsque parlé de la résurrection de Jésus, est parlé de la résurrection de son humanité. Abattez ce temple, etc. Nul ne m'ote ma vie, etc. Ce sera lui aussi, comme Dieu, qui nous ressuscitera. Jean, II, 2't et 5, 21 et 6, 39, 40, 54. [Analyse reprise et développée dans le Sermon 32].

— Je suis vivant dit le Seigneur, qiu> tout genou se ployera devant moi, et toute langue donnera louange à Dieu. Rom., 14, 11. 1. Seign. J.-C. vivant. Apoc. I, Rom. I, Ps. 102. L'Eternel est vivant. Dieu vivant. 2 Culte, genou, langue. 3 Univeisalité, tous peuples, impies mêmes, au dernier jour.

07Ô PIKCES JUSTIFICATIVES. XXXIV.

— La connoissance enlle mais la charité édilie. Mais si quelqu'un pense savoir quelque chose il n'a encore rien connu comme il faut connoître. Mais si quelqu'un aime Dieu, il est connu de lui. I Cor., 8, 1, 2, 3 : lo vanité de ceux qui ont quelque connoissance ; 2° imperfection de nos connoissances ; 3° L'amour envers le prochain et Dieu, nous rend plus agréables que les grandes connoissances.

— Eternel, la main est-elle élevée ? Ils ne l'appercoivent point (c'est pourquoi ces nouveaux Egyptiens s'endurcissent de plus en plus). [Mais] ils l'appercevront, et seront honteux à cause de la jalousie [que tu montres] en faveur de ton peuple : même le feu <lont tu punis tes ennemis, le dévorera (les, Diodati) | c'est-à-dire Dioduti traduit les au lieu de le] Esaï, 2G, 11. \'oy. ch. 2.S.

— En vérité, en vérité, je le le dis : A moins que quelqu'un soit né de nouveau il ne peut voir le royaume de Dieu, Jean, 3.

— Je suis comme un lion à Ephraïm. [Manne mystique, Sermon 6J.

— Venez et retournons à l'Eternel, etc. Osée, 5.

— La Colombe. [Ilnd. Sermon 1].

— Je suis le chemin, etc. [Ibid. Sermon 2].

— Brebis. \Ibid. Sermon 3].

— Idoles. [Ibid. Sermon 4].

— Mais dehors seront les chiens. [Apoc, XXII, 15].

— Mais moi, je serai au guet. [Manne inj-st., Sermon 7].

— Je vous ai fait entrer en un païs de Carmel atin que vous mangeassiez de ses fruits et de ses biens, mais dès que vous y êtes entrez vous avez souillé mon païs et vous avez rendu abominable mon héritage. Les sacrificateurs n'ont point dit : oîi est l'Eternel ? et ceux qui manient la loi ne m"ont point connu : et les Pasteurs ont forfait contre moi et les Prophètes ont prophétisé <le la part de Bahal et ont clieminé après des choses qui ne profitent de rien. Jérém., 2, 7, 8. (Il faut joindre les deux vers qui précèdent, pour appliquer le tout aux pasteurs réfugiez.)

— Tu as aljbatu Kahab comme un homme navré à mort. Tu as dissipé tes ennemis par le bras de ta force, Ps. 89, 11. Rahab iîère hautaine c'est l'Egypte, v. Esaï, 51, 'J, Ps. 87, i. et ibi. Diodat[i\. Idem dans nos Psaumes en vers.

Les deux dernières pages du cahier reproduisent un certain nombre de citations bibliques qui figurent à la première et à la seconde, notamment deux passages du Cantique des Cantiques, I, o, G (O filles de Jérusalem, je suis brune mais de bonne grâce. . .) et III, 6 (Qui est celle-ci qui monte du désert comme des colonnes de fumée. . .), et un autre du IP livre des Chroniques (VIL 13, 14) (Sermon 24). On y lit aussi le fragment de Jérémie (XYII, 4-8) sur lequel Brousson a prêché en 1698. II est possible que ces dernières feuilles aient été écrites au Lan-

guedoc, pendant le dernier séjour qu'y a fait le pasteur. Les trois derniers textes transcrits pourraient lui avoir été indiqués par son angoisse. Ils prêchent encore l'exil (Matth., XXIV, 15, 19), la repentance (Juges, II, 1, 3), la religion spirituelle (Romains, XIV, 17).

Liste des exécutés.

Il manque à notre liste le nom des hommes condamnés à la mort pour avoir conduit des protestants vers la frontière. Nous écrivons en Petites CAPrrALES le nom des condamnés auxquels peut être appliqué le titre de Préuicant.

108G 20 f'év. François ïeissier, de Durfort, ancien viguier, 50 ans.

Pendu à Lasalle.

» Pierre Pouget, de Valestalières (Monoblet), 35 ans.

Pendu à Lasalle.

4 avril Jacques Bctrine, maréchal-fcrrant, de Vergèze. Pendu

à Aigues-Vives.

24 (?) avril Axx. Boxfils, cardeur, d'Aujargues, 26 ans. Pendu à Quissac.

7 mai Ant. Prat, cardeur, de Mialet, 30 ans. Pendu à Mialet.

8 juillet FuLCRAN Rey, proposant, de Nhnes, 24 ans. Pendu à

Beaucaire.

12 oct. Jacques de Saint Julien ïhonieyrolles, de S. Julien de

la Nel', 18 ans. Décapité au Vigan.

» Pierre Coste, de Laumède, 23 ans. Pendu au ^'igan.

» Jean Baumes, dit Théophile, du Vigan, 25 ans. id.

» Jean Entérieu, d'Aulas, 27 ans. id.

» Etienne Illaire, serrurier, d'Aulas, 23 ans. id.

y> Isabeau Péras, leinine Scipion Delon, de Suniène, 43 ans.

Pendue au Vigan.

•» Françoise Arbousse (Arboux?), femme Pierre Gâches,

du Vigan, 27 ans. Pendue au Vigan.

>) Isabeau Surville, veuve Samuel Balcy, de Molières, 65

ans. Pendue au Vigan.

14 oct. Thomas Bourrit, du Sait (S. Romans de Tousques), 25

ans. Pendu à Anduze.

» Anne Pelet, veuve Rabe, du mas de la Roque (Moissac),

48 ans. Pendue à Anduze.

PIKCES JUSTIFICATIVES. XXXV.

1G86 li oct.

21 nov.

25 janv.

6 mars »

26 juin »

iiii janv. (?), ou2fév.(?) 26 janv.

3 fév.

10 août

20 janv.

6 oct.

1") nov.

14 fév.

31 mars

Madeleine Rieumal. veuve Deleuze, de Molssae, 50 ans.

Pendue à Anduze.

Jacques Soulier, tanneur, du mas de Mazet (Monoblel),

23 ans. Pendu à Monoblet.

François Barbut, cardeur (de S. Chaples), hab. Nîmes.

Pendu à Nîmes.

Jean Milbasse, cardeur (de Blauzac). liab. Nîmes. Pendu

à Nîmes, .lacques Salendres, de Soudorgues, 27 ans. Pendu à Lé-

di^nan.

Louis Meikueis, cardeur, d"Anduze, 25 ans. Pendu à

Lédignan.

Jkax Manokl, anc. soldat, de Lasalle, 50 ans. Pendu à

Nimes.

Jkax Roqies. de Caderles (S. Jean du Gard), .30 ans.

Pendu à Nimes.

Jean Fesquet, de Sauve. Pendu à Sauve.

Daviu Berthezène, cardeur, de Berthezène (Valle-

raugue), 2d ans. Pendu à S. Ilippolyte. Jacques Cazau, de Générac (ou \'illaret, de Générac).

Pendu à Générac.

Guillaume Novis, de Novis (Vabre, près Lasalle), 20 ans.

Pendu à S. Hippolyte.

Jean-Pierre Bony. d' Anduze. Pendu à Anduze.

Jacques Puech, d'Auduze (?). Pendu à Anduze.

Jean Malzac, de Molezon. 20 ans. Pendu à S. Etienne

N'alCrancesque.

Isaac Doulson, de Salièges (Bédouès), 22 ans. Pendu à

Florac.

Jeax Dombres. chantre, du Villaret (S. Paul la Coste).

Pendu à Nimes.

Jean-Pierre Bauzox (ou Boisson), dit L'Allemand (de

Genève?). Pendu à Nîmes.

Jean Mazel. dit Olivier, ou Soubevrax, ou La Jeunesse, de S. Jean du Gard, 19 ans. Pendu à Moatpellier.

Paul Boxxemère, cordonnier (?), de Montpellier, 29 ans. Pendu à Montpellier,

riKCES JUSTIFICATIVES. XXXV

3i mai

17 juin

30 janv.

:28 mars

2 mai

23 fôv.

14 avril 16 juin

janv.

sept.

oct.

mars

fév.

22 juin

15 Icv.

.Ican Bonijoly, de Vialas, régent, 5'i ans. Pendu à Monl-

pellier.

Dayiu Quet, de Recoules (Fraissinel de Lozère), 2G ans.

Pendu à Montpellier.

Jeax Roussel, de S. Génies (S. Croix de Cad.), 17 (?) ans. Roué vif à Montpellier.

Isaac Castan, de Florae, anc. soldat. Roué vif à Florac.

Gabriel Picq, de S. Germain de Calb. Roué vif à Montpellier.

,Ieax Mashehxakd, dit Saixï Patl, du Villaret (S. Paul la Cosle), 22 ans. Pendu à Alais.

Guillaume Soulages, de Cassagnas, 20 ans. Pendu à Alais.

Jacques Capieu, dit La Bonté, de La Felgarasse (S. Paul la Coste). Pendu à Alais.

Carrière (?) ou Delors (?), de Navacelles. Pendu à Alais.

Pierre Liron, dragon, ,Iean Viala, dragon. (Peine commuée. ^'oir aux Galériens).

Etiexxe Plax. cardeur, des Escoffins (S. Martin Corc), 30 ans. Pendu à Montpellier.

Paul PLAiX, tisserand de cadis (S. Martin Corc), 25 ans. Pendu à Montpellier.

Raymond Bastide, anc. min. d'Alais, 56 ans (gracié en

février).

Jacques Guiox, anc. min., du Lunés (S. Martin Bou-

baux), 61 ans. Pendu à Montpellier.

Paul, Cologxac, dit Dauphixé, de Cros, ménager,

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