LA LIGUE CONNUE DANS LES CÉVENNES
La diffusion de nouvelles aussi dangereuses, dit Bàville, « démontait la tête des Nouveaux Convertis dans les Gévennes ». Les bravades des protestants réunis à Las Fourques s'y rattachaient, pour lui, étroitement. Il savait que les assemblées « n'étaient convoquées que par de misérables prédicants cai'deurs ou paysans qui n'avaient pas le sens commun », mais le pays lui semblait maintenant disposé à une agitation inquiétante, si quelque ministre audacieux passait la frontière, avec de l'argent, et venait prendre sa place « au milieu des troupes ». L'intendant ne se trompait pas, mais ses appréhensions ne devaient se réaliser que trois ans plus tard.