‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 176 sur 284 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LE BAS-LANGUEDOC ET LES CÉVENNES APRÈS LE DÉPART DES PREMIERS PRÉDICANTS

(1-in de i68;-i688)

Noire longue excursion dans les pays du refuge nous a permis de considérer sous son vrai jour le retour en France de Vivent et de Brousson. Il nous faut revenir maintenant dans le Bas-Languedoc et les Cévennes.

Le procédé dont Bàville avait usé contre les Cévenols désignés par Vivent et Bringuier devait tourner contre lui. Aucune autre mesure ne pouvait être plus ellicace pour créer de nouveaux ministres extraordinaires. Le placai'd de La Trousse ne visait que des Cévenols coupables d'avoir assisté à des assemblées ou d'en avoir « convoqué » (ce dernier mot doit être entendu comme s'adressant seulement à des avertisseurs). En les déclarant de prise de corps l'afliche interdisait aux compromis de sortir des bois, et les mômes causes qta avaient suscité des prédicants du milieu des fugitifs en 1683, allaient agir en 1687. Elles le firent plus fortement, car elles s'appliquaient cette fois à des hommes habitués déjà au culte clandestin et que la fourberie des agents du roi ne devait pas réconcilier avec l'Eglise.

Il est donc naturel que nous trouvions sur le placard de La Trousse un certain nombre d'hommes dont les noms reviendront constamment dans la suite, soit comme prédicants, soit comme « demi-prédicants » pour reprendre une expression de l'entourage de l'intendant, c'est-à-dire comme accompagnateurs ordinaires des ministres du désert, capables de lire l'Ecriture, de chanter les Psaumes ou de prononcer une prière dans les assemblées'.

l. Prédicants : David Borlhezcne, les frèros Plan, David Qiiet. — Accompagnal<'urs : Ant. Gavanon, Ant. Gras.

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