‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 199 sur 284 · Doiien, II, un · texte numérisé non relu

Doiien, II, un

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tâche. Il ne pense pas encore à prêcher, le fait est à noter, mais bien à écrire, comme nous l'apprend la suite de sa lettre :

Si nous voyons qu'il n'y ait rien à faire cette année par celte voye là ^ nous pourrons en prendre une autre qui ne nous seroit peuteslre pas si avantageuse à certain esgard, c'est-à-dire à l'esgard de la sûreté pour l'avenir, mais qui pourtant nous donneroit une grande consolation. C'est la voye des renionstrauces qui ne pourroient qu'eslre bien receûes en ce temps ici, et qui apparemment ne seroientpas sans effet en les faisant comme il faut. On nous ferOit cependant plaisir de nous envoyer un peu d'argent pour sul>venir à la dépense qu'il faut faire à divers esgards, car nous avons 10 à 12 hommes avec nous, et peut-estre faudrait-il que nous en ayons un plus grand nombre, mais il faut, s'il vous plaît, éviter l'esclat, c'est pourquoi nous vous prions, au nom de Dieu, de ne communiquer cette lettre qu'à des personnes discrettes et de les faire souvenir du danger où elles exposeroieut leurs frères si les choses que je vous marque venoienl à estre divulguées.

Les circonstances voulurent que le guide porteur de la lettre que Brousson n'avait pas osé confier aux bureaux de poste, rejoignît Dubruc lui-même à A^alence. L'ancien pasteur d'Aulas, pris peut-être de remords, peut-être aussi appréhendant l'accueil qu'il lui serait fait en Suisse, se donna au guide comme chargé lui aussi d'une mission de Bi-ousson. Il demanda la lettre, et en prit, à ce qu'il semble, une copie, dont il devait se servir pour excuser son retour. Le 21 septembre, en arrivant à Lausanne, il confirmait hardiment les vues de Brousson sur la situation, et se disposait à poursuivre des démarches utiles à « ceux qui travaillaient en France » ■. Mais le guide que le pasteur avait trompé rétablit la vérité. Dubruc dès lors ne put s'étonner qu'on refusât un mois plus tard « de lui donner connaissance ni administration d'aucune affaire en France » \ Il fut appelé bientôt dans le Hanovre à desservir une Eglise de réfugiés, mais tint encore avant de quitter Lausanne, à faire eni-egistrer par les Directeurs du refuge cette déclaration pour le moins étrange, qu'au premier avis certain que son ministère serait nécessaire en France, il irait l'y exercer *.

\. L'iiitervenlion des allié.s.

2. Cabrol à Mirmand, 13, 'I.i sept. KiSO {Pap. Court, 17, O, f' 15'.») ; 1, 11 octobre

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