‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 226 sur 284 · Voir nos P. J · texte numérisé non relu

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2. Le jugeiuent est du 17 juin (donné ;i Monli)cllier). Quel luourul, dit Brousson «avec une constance apostolique» (Itcl. des Merv., p. 18). L'hôte de Ouet à Aiais, Olivier, alla aux galères, et aussi Jean Révolte, du Pompidou, interrogé le 10, avec le pi'édicant.

3. Le 22 avril, le S' de Sablières (X. Claude de Borgougnon) est accusé à Villerort d'avoir porté journellement les armes, d"avoir prédit qu'on verrait bientôt « des choses extraordinaires contre les catholi(iues », que dans i)eu de temps la ville de Villefort [)érirait et serait brûlée, et eniin « qu'il esi)érait alors voir moudre un moulin, du sang des anciens catholiques». Ces derniers mots faisaient dire à Mandajors : « Il me paraît que cet homme est mal converti ». C. 170, C. 171. Le 41 août, Maudajors arrêtait à Alais un ermite. Frère Bartlu'lemy de Fauconcourt (ou Fauquecourt), frère Augustin, qui lui semblait " \\\\ vrai libertin ». C'était sans doute un ecclésiastique dévo\-é, comme le Guitard que nous avons déjà vu. C. 171 {Bnll. XXXVII, 304, 30d>. Kn lf.89, « un prêtre qui outrageait la personne du roi et défendait qu'on priât [lour lui dans sa paroisse» avait paru fou à Xoailles, qui le ht enfermer par lettre de cachet au séminaire de Mende. (Mèm. de Xoailles, p. 33).

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France de trois côtés ; Tune du côté de Toulouse, l'autre de Montpellier et l'autre de Savoie»*.

Du côté des Alpes les événements parurent un instant accomplir les prophéties. Les Bernois s'étaient résolus à garder entre Louis XIV et les alliés la neutralité la plus stricte. Ils marquèrent même brutalement leur intention de s'y tenir. Ils firent trancher la tête au capitaine Bourgeois " ; un de ses lieutenants, le réfugié Couteau dut fuir en Angleterre. A la sollicitation de l'ambassadeur de France en Suisse, ils arrêtèrent aussi Cabrol et le pasteur La Grange et le Grand Conseil les condamna tous deux à la mort. Les envoyés de l'Angleterre et de la Hollande, MM. Coxe et Fabrice, atteints par le coup, intervinrent en faveur des deux exilés et obtinrent leur grâce. Mais La Grange se vit privé de la pension qu'il recevait comme ministre réfugié. Quelques mois plus tard il était dans les Provinces Unies avec sa famille, et s'autorisait des rapports ofïiciels qu'il avait entretenus avec M. de Convenant pour demander aux Etats de Hollande les moyens de subsister '. Cabrol, plus compromis que La Grange, dut payer pour les frais de son procès 1,886 livres, et perdit ses biens qui en valaient 40,000. Il dut aussi quitter la Suisse. Mais la tâche qu'il avait commencée le passionnait, et il passa simplement dans la république de Genève, où il continua de servir les alliés sous les ordres de M. Fabrice '.

L'activité des réfugiés de Suisse n'avait pas été inutile. Ils s'étaient tenus en contact avec les Vaudois. Ils leur avaient fait parvenir des sonnnes importantes qui provenaient de l'Angleterre. L'envoyé extraordinaire, M. Coxe qui était de toutes les négociations, avait rédigé un nouveau projet en leur faveur % et le Comte de Schomberg allait être envoyé au Milanais comme le chef illustre dont les troupes protestantes avaient besoin.

L'entreprise devait être cependant déjouée par la vigilance des agents du roi de France. Louvois, averti « confusément y>

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