‹ Les prédicants protestants des Cévennes et du Bas-Languedoc, 1684-1700Chapitre 248 sur 284 · Nous dirions un gilet · texte numérisé non relu

Nous dirions un gilet

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ses pistolets, et d'un coup abattit cet ancien pasteur 4 quil avait entendu prêcher quand il était ministre à Saint-Félix )>.

Le valet Gervais. fortement maltraité en raison de son épée et de ses manches doublées de rouge qui le firent prendre un instant pour un soldat, s'entendit annoncer à son tour qu'il lui fallait penser à mourir; les prédicants le lâchèrent enlin. « pour qu'il allât porter la nouvelle que le persécuteur était mort», après avoir pris son épée. sa casaque, son ceinturon de peau blanche et le sac où était le linge de Bagars. Après quoi, tous, sauf Etienne Plan, allèrent percer le cadavre à coups de ba'ionnettes.

Le lendemain (28 juillet), trois prêtres de Lasalle ou des environs chantaient la messe des morts pour le consul ce fusillé et percé de cinq coups de dague en haine de la religion G. A. et Romaine que Dieu lui avait fait la grâce d'embrasser»', et Dauphiné montrant avec orgueil l'un des deux pistolets qu'il tenait dune jeune fille de Saint-Hippolyte'. disait « qu'il l'aimait mieux que l'autre, parce qu'il avait tué Bagars » \

Il ne sera pas inutile de rechercher quelle impression produisit sur la famille du consul sa dramatique fin. Or, si extraordinaire que le fait puisse paraître. — pour son frère Pierre le baillif, qui instruisait les procès faits aux Nouveaux Gonvertis — pour son neveu Louis, lieutenant de milice bourgeoise, la mort de Bagars parut un avertissement du Giel. Le jeune de Bagars allait s'employer pour les prédicants dans la mesure de ses forces. Le bailli, sachant le zèle d'Anne Baudoin. « la tira un jour à part dans une chambre de sa maison, et la loua beaucoup sur sa conduite et sur la confiance que les prédicants avaient en elle, l'exhortant d'être secrète ». Il affirma qu'il souhaiterait d'avoir une conférence avec Brousson. ajoutant qu'il l'avait connu. Il déclara « qu'on avait tort de souftVir aux assemblées, de la jeunesse, qu'il n'y fallait que d'honnêtes gens et qu'il convenait de ne les faire que dans les maisons ».

Un changement si radical doit-il être attribué à la peur ? Prétendra-t-on que les deux Bagars, par leurs protestations

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