nuii. xi.viii, r
1)2 LES l'UKDICANTS PROTESTANTS
Louvois approuva fort que Noailles eiit fait raser à Clerinont l'Hérault la maison de Grouzil, et il recommanda à Bâville de faire un exemple des quatre personnes qui y avaient été arrêtées, comme aussi du « lecteur » (c'est ainsi qu'il l'appelle) saisi à Anduze, et des quatre cévenols pris avec lui*. Bàville, en eft'et, devenait juge après avoir été commissaire enquêteur. Les procédés de la justice ordinaire, qui comportaient en particulier le droit d'appel au Parlement de Toulouse, n'étaient point assez rapides pour répondre aux nécessités redoutables du présent. Un premier arrêt du Conseil (du 3 décembre 1685) commit Bàville pour juger spécialement des affaires de Bédarieux et d' Anduze « promptement et sévèrement ». Un second (9 déc.) plus général, établit l'intendant juge en dernier ressort dans sa province, pour ce qui concernait le crime d'assemblée et d'exercice de la R. P, R. Le dernier arrêt fulminait contre « les particuliers de tout le Languedoc qui ont violé la foi qu'ils avaient jurée de professer la R. catholique, et conti*evenu aux édits de Sa Majesté ' ». Bàville se trouva dès lors investi de la charge qui le rendit bientôt « la terreur et l'horreur » de ses administrés religionnaires.
Nous ne savons ce qu'il advint des amis de Crouzil. Le 31 décembre 1085, Abraham Bousquet et trois autres habitants d' Anduze (Berbiguier, Briançon, et Lougetdit La Roche) furent par l'intendant, comme entrée de jeu. envoyés aux galères pour la vie*.
1. Leltre du s décembre. Jliilt. XWIA , (>U2. I.ouvois dit Bcdaricux pour Clermont-Lodt've.