OPINION DE LOUIS XV
C^était, dit M"" Campan dans ses Mémoires, à l'époque où les remontrances du Parlement et le refus d'enregistrer les impôts donnaient de l'inquiétude sur la situa-
tion des finances. On en causait un soir au coucher de Louis XV : « Vous verrez, Sire, dit un homme de la cour très approché du roi par sa charge, que tout ceci amènera la nécessité d'assembler les États généraux. » Le roi, sortant à Tinstant même du calme habituel de son caractère et saisissant le courtisan pas le bras, lui dit avec vivacité : « Ne répétez jamais ces paroles ; je ne suis pas sanguinaire ; mais si j'avais un frère, qu'il fût capable d'ouvrir un tel avis, je le sacrifierais dans les vingt-quatre heures à la durée de la monarchie et a la