‹ Les prejugés ennemis de l'histoire de FranceChapitre 54 sur 162 · Transformation de la Monarchie carolingienne , p · texte numérisé non relu

Transformation de la Monarchie carolingienne , p

est admis que tient la stabilité chez nos voisins. Tout cela n'est que des reproches frivoles.

En aucun temps la noblesse de France n'a montré d'aptitudes à un rôle politique. Plus ou moins affranchie du joug de la royauté à cet égard, elle ne sut jamais, pareille à la noblesse de Rome dans les derniers temps de la République, que fomenter la guerre civile. Reprocher à la monarchie d'avoir détruit cet organe chez elle, c'est donc mentir à la vérité de l'histoire. Regretter que cet organe ait manqué n'aurait de raison que si la France en avait souffert en effet.

Bon pour l'Angleterre ; mais en vertu de quelle règle la France ne serait-elle admise à justifier son histoire que d'après l'exemple de celle-ci ? La noblesse française a formé le plus magnifique commandement des armées que l'ancienne Europe ait contemplé. Son rôle dans les batailles, est-ce un rôle négligeable ? Etait-il plus glorieux de contrôler le pouvoir, d'entrer dans les disputes de droits et de prérogatives judiciaires, de fronder, comme au temps du cardinal de Retz, de concert avec les Parlements ? ou de jouer au philosophe, comme au temps de Rousseau, de Raynal et de Beaumarchais ? Ce sont des taches dans son histoire. Le reste a de quoi faire l'orgueil de tout ce qui porte un nom français, il a de quoi empêcher qu'aucune autre noblesse ne soit préférée à la nôtre. Voilà la vérité des faits, voilà ce qu'il ne faut pas se lasser de répéter.

Que si l'on objecte que cet effacement politique a déchaîné la Révolution, on ne fait que montrer, par un exemple de plus, avec quelle facilité la Révolution se plie à tous usages dans les querelles cherchées de nos anciennes institutions.

J'ai entendu M. Larroumet, en Sorbonne, donner pour cause à la Révolution les peintures italiennes du château

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