LA REVENDICATION DES SECTES II. LES PROTESTANTS
Ce sujet en soi est immense. Je le restreindrai à la défense de la tradition française contre les attaques qui s*en inspirent.
Dans ces attaques, dans l'assaut tour à tour cauteleux et sauvage qu'inspire contre l'ancien régime l'intérêt du protestantisme, se résume presque entièrement la cause tapageuse et pédante, la cause brutale et chicanière de la liberté de conscience.
J'ai réfuté le principe de cette cause dans le précédent chapitre des Albigeois. Il importe d'ajouter ici que la Réforme, qu'on ose défendre au nom de la liberté de conscience, n'en a pas admis le principe. Elle ne l'a pas admis plus que nous. De cela pris en soi je n'ai garde de la reprendre ; mais je demande comment ses partisans modernes ont le front de le reprendre chez nous, de poser la Réforme en victime d'un principe qu'elle admit elle-même : celui d'un contrôle des princes sur les consciences. Il y a là un excès d'audace de la part des protestants modernes, et de mensonge du côté des révolutionnaires, qu'il importe de dénoncer sans relâche.
Je n'ai pas besoin, écrivait Bossuet, de m'expliquer sur la quesLion de savoir si les princes chrétiens sont en droit de