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Tableau de l'origine des signes alphabétiques, d'après Flinders Pétrie.
cv cas, la propagation de l'écriture alphabélique sérail de beaucoup postérieure au séjour lies Ilyksos en Egypte. L'origine égypliennc
(Cf. CiiAMPOi.i.iON,Lef/rc à M. Dacier,p.80. — Sal- \oyi, Analyse yrammatirale de Vinscriplion de lioselle. p. W, sq. — E. de Rougé, Mém. s.
LA PPvKPONDKRAXCK KGYPTIKXNE
siiiiplitiricnl on ra(lii|)laiil à leurs idiomes an poiiil de rendre ses signes al|)lial)(Ui(nies(l), el lors de leur l'elour eu Asie, la nouvelle écriture se répandit rapidement (2).
(!(>t alphabet, passant en Europ(% lui l origiiu' de tous ceux de nos pays (3). C'est d(»uc aux Ilyksos (|ue revieul iliouueui-, non d'avoir inventé l'écriture, mais d'avoir simplifié lexpression figurée de la pensée, presque au point où elle se trouve encore de nos jours, et aux Phéniciens qu'appartient celui davoir fait connaiire à l'Europe cette incomparable dc'couverle ; lAsie (/|) Fappril de la Ghaldée. après l'avoir reçue elle-même des bords de la ^léditerranée.
Bien qu'aujourd'hui la filiation de nos écritures semble être
Torig. égy|)l. de l'alphabet phénicien, in Comptea rendut; Acad. Inscr., 1851), l. III, ])|(. 115-12i. — Lauth, II. Brlgscii, Vr. Le.noumant) est anjiiiiid'hiii fortement allaqiiée, liien qu'encore admise par la majorité des savants. (Cf. Pu. Berger, Ilisl. de récrilure dans l'anliijuité. ])p. 11.5-122.)
(1) E. de Rongé (Mém. lu en ISt» à 1 Acad. des Inscr., publié en 187i) a démontré qu'au temps des pasteurs en Egjpte, les Chananéens avaient choisi, parmi les formes de l'écriture hiératique, un certain nombre de caractères répondant au.x articulations fondamentales de leur langue et qu'ils en avaient formé un alphabet «|ui, d'abord employé an pays do Chanaan, s'y modifia suivant les localités et forma les alphabets araméen, palmyrien, hébreu, etc. C'est de ce premier alphabet qu'est venu, par des transformations successives, celui dont nous faisons usage. — Cf. G. M.vsptRo, Les écritures du monde oriental, in Ilisl. une. des peuples de l'Orienl, appendice, p. 745, sq. — Cf. Ph. Berger, //;.--/. de l'écriture.
(â) L'origine égyptienne des signes alpliabétiques phéniciens, qu'autiefois on admetlait couramment, est aujourd'hui mise en doute par quelques savants (J. Ilalévy, Lids-Barski . On a proposé d'admettre que les Phéniciens avaient emprunté (juelques lettres, et qu'ils auraient inventé eu.x-mèmes les autres. Evans et à sa suite S. P.einach pensent que les caractères al])habéliques dérivent plutôt de l'écriture égéenne ou Cretoise. Les Philistins, en émigrant de la mer Egée en Syrie, l'auraient apportée avec eu.x, et à leur contact, les Phéniciens auraient procédé au traxail éliminatoire, d'où est sorti l'alpliMbct. (Cf. R. DussAUD, Bull. Soc. An- Ihrop. Paris, 1!KJ6, pp. 1-21-1-22.) Cette hypothèse, toute séduisante qu'elle paraisse" par sa nouveauté, ne pourra prendre corps qu'au jour où la valeur des caractères Cretois sera connue ; ce qui malheureusement n'est pas encore le cas. Les uns .sont allés chercher le prototype de nos écritures en Bahylonie (Cf. Deeke. Uer Ursprung des altsemitischen Alphabets ans der Neuassyrischen Keilschrifl,
in 7.eil. der D. Morgeiil. Ge.'<ellscliaft, 1877, pp 102-15't. — Peters, The babylonian origin of the plurnician alphabet, in Proc. .Soc Bibl. An-h., t. VI. — llo.MMEi., (k'schiclile Babyloniens und Assyriens, pp. 50-.'>5j; d'autres dans ces hiéroglyphes barbares, nouvellement découverts en Crète (Cf. A. Evans, Oe/an pjcloijraptis and prse-Pheniciun script., pp. it2-103, in Joui-n. of llellenic SUid., t. XIV, pp. 361o72. — S. Reinacu. Chronique d'Orient, n" XXX, l». Ci, sq) ; d'antres enfin, dans les signes primitifs (l" dynastie) rencontrés sur les poteries de l'ancienne Egypte. (Cf. FI Pétrie, Naqada ; Royal tombs, Kahun, Gurob and Ilawara. Londres, 1890. — L. Capitan, Les débuts de l'art en Egypte, in Bei'. Ecole. Anthrop.,l. VI, 11)04, p. 203. - R. WEiLt., La question de récriture linéaire dans la Méditerranée primitive, in Rer. Archéul., 1"J03, 1, p. 213, sq., qui combat cette thèse.)
(3) Cette simplification de l'écriture était déjà un grand progrès ; mais elle avait besoin d être reprise et complétée ; au début, l'alphabet ne comprenait guère que des signes répondant aux sons des consonnes (araméen, phénicien, hébreu). Les Sémites lui adjoignirent une accentuation pour figurer les sons voyelles (hébreu moderne, arabe), tandis que les Aryens (grec, zend, sanskrit augmentèrent le nombre des lettres pour répondre à ce besoin.
(i) Les alpliabets sémitiques se rattachent à trois ou quatre grands courants |)arallèles : 1" le phénicien qui, à l'époque roniaiiie, aboutit eu Afrique à l'écriture néo-punitjue ; 2° lancien alphabet hébreu, dont le samaritain est un rameau détaché qui a séché sur place ; 3° l'écriture araméciine. qui a donné naissance, d'une part à l'hébreu carré et au palmyréen ; de l'autre, au nabatécn, au syria(|ue et à 1 arabe ; 4" récriture himyarite, à laquelle il convient de joindre lali)habet des inscriptions, que l'on trouve dans le désert du Sala. Enfin, il faut encore rattacher à l'écriture araméenne les anciennes écritures de l'Inde, qui ont donné naissance au dévanàgari et à tous les alphabets modernes usités dans l'Asie méridionale. (Ph. Berger, Ilisl. de l écriture, 1891, p. 1()7, sq.)
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Nabathéen.
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