I. F. MARQUIS
Kh quoi: Dorante, vous soutiendrez que l'épouse a raison d'appliquer aux dépens de l'époux le principe : « OEil pour d'il, dent pour dent? »
DORANTE
Panlon : Marquis. Distinguons! Je ne dirai pas que la femme a raison, mais je dirai qu'elle a le droit moral d'appliquer la peine du talion à son mari infidèle.
LE MARQUIS
Oh! oh! je seniis curieux de vous entendre justifier celle opinion, assez singulière pour un homme. C'est au moins imprudent, Dorante:
DUR \NTE.
Ne poussez pas de pointes, Marquis; — le jeu est dangereux pour tous : — lésions sur le lorrain des idées, sans l'aire d'incursion sur le terrain des personnes, lequel conduil souvent sur un autre lorrain. Or, il riquement, voici
mon argumentation : ainsi que l'auteur «le Francillon, je liens le mariage pour un engagement mutuel, (lui. les époux se doivent mutuellement « fidélité, secours, assistance . Ils jurent de tenir l'engagement qu'ils contractent... rolontairement, j'appuie sur ce mot : personne n'est forci1 de se marier; les hommes surlout oui mille facilités pour rester garçons : eh bien, si l'on craint les obligations ei les suites du mariage, si l'on ne se sent pas capable des sacrifices de toute sorte qu'il exige, qu'on ne contracte pas ce lien : m on le contracte, on sait à quoi l'on s'engage, et lorsque l'une des parties viole les clauses du contrat, tant pis pour elle, si l'autre se trouve dégagée, du moins moralement.
LE MARQl IS.
Immoralement, vous voulez dire. Car, enfin, vous n'allez pas assimiler l'adultère du mari à l'adultère de la femme ?