DORAN I L
[mmoralement, oui. pour mois retourner votre mol. je les assimile. Je ne vois pas de différence... dans l'immoralité.
LE MA I', Q I 1 s .
Mesdames, je ne puis plus discuter : car, pour répliquer à Dorante, je serais ion.' de toucher d'étranges matières, et je craindrais de vous scandaliser.
URANIE
Parlez! parlez! les vraies honnêtes femmes peuvent entendre les choses dites convenablement, et l'honnêteté d'une femme n'est pas dans les grimaces.
LE M-ARQUiS.
Eh bien! l'adultère du mari est fatal par suite de certaines causes physiologiques...
DORANTE
Système facile et complaisant pour les sens!
LE MARQUIS
Je n'insiste pas! Mais du moins l'adultère du mari n'a point de conséquences... matérielles.
DORANTE
Eh! eh ! quelquefois!
LE MARQUIS
Tandis que celui de la femme !... Vous ne comptez donc pour rien, Dorante, l'enfant né de la faute de la femme?
DORANTE
Vous ne comptez donc pour rien, Marquis, l'enfant né, hors du mariage, de la faute du mari ?
LE MARQUIS
Le mari ne l'impose pas à sa femme ! Il ne porte pas son nom !
ÉLISE
Mais l'enfant prend toujours un peu du cœur de son père.
DORANTE
En effet, le Marquis parle loi sociale, droit écrit. Nous, nous nous occupons de la loi et des droits du cœur. Pas plus que moi M. Dumas ne prétend que la femme est fondée légalement à tromper son mari qui la trompe; la représaille juridique est la plainte en adultère, la demande en séparation de corps ou eu divorce suivant l'intensité de la foi religieuse ; mais, en dehors de la loi écrite, en vertu de la loi naturelle qui prime celle-ci, la femme peut se croire déliée à l'égard de son mari, quand le mari n'exécute plus le contrat : c'est d'ailleurs un moyen très
FRANCILLON
légitime de défense préventive de la pari de l'épouse que de menacer l'époux d la peine du talion. Dune, la donnée de la comédie nouvelle est inattaquable
Comme moyen préventif peut-être! Mais il est indécent de mettre la menace ;ï exécution.
dit.