RAYMONDE
et il lui dit : Raymonde, légalement, je suis ton père, l » î « * 1 1 que je ne le sois pas par la nature: je suis par conséquent libre de disposer de ta main. et...
Mais Raymonde, toul interloquée et ne comprenant rien à ers subtiles nuances de légalité et d'illégalité, ne lui donne pas le temps d'achever, el se tournant vers M. de la Tremblaye, assez penaud en toute cette affaire, elle lui saute au cou en lui disant : Votre bras, mon père, et ils sortent (mis trois en laissant tète à tète le botaniste et Osmin, avec lequel un mariage esl désormais impossible.
De ces trois actes, le premier est tout à fait charmant : le second, dans lequel on voit poindre le fameux secret, est moins bon, bien qu'il renferme linéiques fort jolies scènes, et le troisième ne dénoue rien...
Néanmoins, la pièce a beaucoup réussi, grâce aux réelles qualités île ce dialogue souple et élégant dont M. Theuriet semble avoir le secret — encore un secret, mais que nous connaissions tous depuis longtemps, celui-là el aussi grâce à une interprétation tout à fait supérieure.
Raymonde, c'est M™1 Baretta ; elle a rendu avec unerare perfection ce rôle qui demandait à la fois de la grâce et de la hardiesse ; m«" Montaland est ravissante avec sa perruque sur laquelle il a neigé; heureusement ses beaux yeui là sont là pour prouver qu'elle a toujours vingt ans!... Mm' Lloyd a tenu avec autorité le rôle ingrat de M™ de la Tremblaye.
M. Fehvre a fait du vieux Noël une de ses meilleures créations ; \1. le Bargv a fort agréablement donné la réplique à Mme Baretta dans leurs scènes d'amour : enfin, M. Dupont-Vernon a l'ait preuve de talent daûs le rôle un peu indécis de M. de la Tremblaye. Henby Kûioul.
DISTRIBUTION DE LA CRÉATION
Non, MM. FBBVRE.
Antoine Vbrdieh ... LE BARGY.
Osmi\ de Phéfontame DE FERAUDY.
LaTruiblaïe . . . . DUPONT \ERNON
Verdieh . . .
ray5iondk .
Clotii.de. . .
M"'° \ BHDiER,