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assez courte carrière lui était ménag‘e. Les spécimens qui restent de cet opuscule et qui sont très-rares, (1) lui assignent l’année 1784 pour son terme d'existence. S'il a survécu au-delà de cette limite—ce qui est assez problématique—l n’en reste en tous cas aucune trace dans n9s bibliothèques à Québec.
Le premier numéro de la série des alma:nachs Mesplets, comme ceux qui devaient suivre, s’occupait indistinctement de sujets 52 rapportant à Québec et à Montréal, Cela s'explique par le fait que Québec était alors le principal foyer politique et religieux du pays.
À son apparition, l’almanach Mesplets semontra assez sobre de statistiques, de nomenclatures, etc. Il s’y en glissa à peine deux à trois : nomenclature des juges, des fonctionnaires du service civil et du clergé. Celle du clergé—encore assez peu nombreux en 1778-— mérite que l’on s’y arrête un instant. |
1—-L'Université Laval possède les années.
1778, 1779 et 1784 de l’almanach Mesplets.
L'honorable Thomas Chapais, de Québec, possède l’année 1783 du même almanach.
L'on y voit que le diocèse de Québec était alors gouverné par Mgr Jean-Olivier Briand, ayant pour coadjuteur Mgr d'Esgly, évêque de Dorilée, à
Mgr d'Esgly desservait en même temps les paroisses de St-Pierre et de St-Laurent, {T. O.) avec M. Déchénault, son vicaire.
Les grands-vicaires- étaient MM. St-Onge, Montgolfier et M. Rigauville, chanoine.
La cure de Québec était tenue par M. Augustin Hubert qui avait deux vicaires, M.
Lefebvre et M. Raiïsenne.
Trois paroisses de la Beauce, Ste-Marie, St- François et St-Joseph étaient sous la direction d'un seul prêtre, M. Verreau.
Le Père Labrosse, Jésuite, dont le nom a été fréquemment mentionné en ces derniers temps, avait sous son contrôle les missions lointaines de Tadoussac et de Rimouski.
À Montréal, M. Montgolfier était curé et supérieur du Séminaire.
L’almanach de 1779 suit la même voie que son devancier, mais enrichi de quelques -m2tières nouvelles. Nous avons ici en plus une liste des États, royaumes et républiques de l'Europe, avec la date de naissance de
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princes et princesses, puis les distances d’une poste à une autre depuis Québec jusqu’à Montréal,
Après 1779, il semble étre survenu quelques interruptions dans la publication de l’almanach Mesplets. Mesplets paraît avoir eu à cette époque certains démêélés avec les autorttés civiles qui eurent pour effet de suspendre le cours régulier de sa publication.
Les almanachs de 1783 et de 1784--celui-ci étant Ic dernier connu de la série--ne diffèrent pas sensiblement de leurs aînés.
Même format, même apparence typographique, mêmes sujets traités, avec cette addition : les règlements de police pour fa ville et les faubourgs de Montréal.
Ces règlements municipaux ont, à peu de:
choses près, un air de famille avec ceux qui nous régissent. Ils s’adressaient plus spécia- Jement aux commerçants, aux bouchers, aux
charretiers. |
En vertu de ce règlement, tout boucher qui négligeait pendant trois semaines d'apporter de la viande au marché était impitoyablement déchu du droit de son étal qui passait à un autre.
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‘La corporation des charretiers était trait ‘e avec une sévérité aussi draconienne.
Le règlement déerétait par exemple que “ les charretiers qui neseront point employés se tiendront sur la grève pendant les jours de marché de jeudi et de vendredi et les autres jours sur la place du marché ou sur la grève à leur choix où ils resteront jusqu’à ce qu'ils soient engagés pour charier, et aussitôt qu'ils sont engagés ils partiront imm‘diatement sans prétexter un engagement antérieur, mais suivront la première personne qui les demandera, sous peine de vingt chelins d'amende.”
Le charretier était encore tenu, pour exercer son métier, de payer, comme de nos jours, une licence : deux chelins et demi. Il avait aussi à obtenir du “ Clerc de la paix ” un numéro pour sa charrette, qui lui coûtait un chelin et dix sols.
L'observation du dimanche était surtout de stricte rigueur à cette époque et le règlement ne se génait point de punir d'une amende toute infraction. Les jeux étaient absolument interdits ce jour-là ainsi que les courses en voiture. La défense formelle sur ces points était conçue dans ces termes :
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