BEC ET MONTRÉAL
Noms des maîtres de poste et des en-
droits de relais.
De Québec, chez Nicholas l’ainé, au Cap Rouge... PARUS De Nicholas l'aîné, chez Gingras à St-Augustin sus re De Gingras, chez Grenier, à la Pointe-aux-Trembles......…...,,...,.
De Grenier, chez Dubuë à la Pointeaux-Trembles..................,.......
De Dubué à la rivière Jacques-Car- LA RIRE ETAT ARR er Vider Dubuë ne mène l'hiver que chez Godin en déçgà de la rivière Jacques-Cartier, la distance est...
De Godin chez Marcotte, au Cap MR rec tentent te (a) Pichay demeure à l’ouest de la rivière Jacques-Cartier, on prend la poste chez lui en été et 1l mène chez Marcotte, au Cap Santé...
De chez Marcotie chez Belisle, à Deschambault..............,,.,,......
De Belisle chez Rolet aux Grondines (a) Pichay a de bons lits pour ceux qui souhaitent y passer la nuit.
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Noms des maîtres de poste et des endroits de relais.
(b) Belisle a une bonne maison ; on y trouve d'excellents lits.
De Rolet chez Boisvert, bout de l'ouest des Grondines......,.........
(ce) De Boïisvert au bord de la rivière Ste ANNE res crroressoprssaceéee vos Boisvert passe la rivière sur la glace en hiver, et mène chez Perrin, alors on paie......,...,.,.......,.,..., De Perrin, côté de l’ouest de la riviè- Ste-Anne, chez Guillette, à Batiscan en Été... soscssonennoico secs o 0 0 En hiver Perrin passe la rivière Batiscan sur la glace et mène chez Goïn, alors on paie..........,..,..., De (roin, côté de l’ouest de Batiscan, . chez Duval, Champlain...
De Duval, à Champlain, chez La- Croix, MÊME PATOISSE.....scssesces De Lacroix chez Rocheleau, au Cap AU CAC Lt CPP ET MEET ONE ROME De Rocheleau chez Corbin, au passage de St-Maurice.........,,.,.,....
De Corbin chez La Grave, aux Trois- MENTÉM OR er nana sertie nets La plupart des voyageurs préfèrent aller du Cap Madeleine aux Trois-
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Noms des maîtres de poste et des en-
droits de relais.
Rivières par eau ;—l'on paie pour 1 ou 2 personnes
{d) A la rivière Ste- Anne, il y a une très bonne poste chez J oseph Groin, où le relai prend en descendant de Montréal—ceux qui souhaitent y arrêter en montant ou en descendant, trouveront de bons lits avec du thé et du café pour déjeûner.
De la Grave chez Panneton, à la
Pointe du Lac De Panneton chez Le Sieur à Machiche.
, 3 De Le Sieur chez Forbes, à la Riviè-
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gé De Belaire chez Sega à Newen Re De Grégoire chez Généreux, à Ber-
De Généreux chez Lafontaine, Peer.
De Robillard chez Dunoyer, à St- Sulpice... Nine ee CAN N TER
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Noms de muîtres de poste et des en = .# droits de relais. IARS RQ A
De Dunoyer (4) chez Deschamps, à Repentigny... RE re CA De Dubreuil (Bout-de-l [le) chez P.
3riand, à la Pointe-aux-T'rembles. 24 De P. Briand à la ville de Montréal :
(d) Dunoyer warrête pas chez Deschamps en hiver, il traverse la rivière sur la glace et mène chez Dubreuil, au bout de l’île de Montréal et alors on paie........…........, 2 G:
En faisant les additions nécessaires, on arrive à trouver que le prix moyen devait être:
d’un chelin par lieue. Le prix variait cspendant, en certains endroits, et plusieurs maîtres de poste, moins scrupuleux que leurs confrères, n'hésitaient point à réclamer einq cheins pour une course de neuf milles. Dans ceseonditions, le voyage entier--qui embrassait à peu près un parcours de 72 lieues-—-pouvait eoûter $15 à $16, sans inclure dans ce montant les frais d’'hôtellerie. Quant à ceux-ci iE scrait assez difficile d'en déterminer le chiftre réel. Ils devaient toutefois former un joli denier si l'on tient compte du nombre de sta-
So
tions où le voyageur était tenu de descendre pour se réconforter, changer de monture et même attendre, en certains cas, toute une nuiv, que les éléments déchaînés se fussent <calm!'s pour reprendre sa route.
Les communications entre Québec et le bas du fleuve quoique relativement plus faciles qu'entre Québec et Montréal, ne laissaient pas non plus que de présenter certaines difficultés. Encore il fallait compter avee les inévitables relais et se résigner de bon gré à subir tous les embarras et tous les ennuis d’une route à peine carrossable.
La grande entreprise du chemin de fer Intercolonial n'ayant pas encore à cette époque germé dans le cerveau de nos hommes d'État, l'antique calèche québequoise—-qui continue à faire l’étonnement des touristes américains, et qui menace de disparaître avec bien d'autres souvenirs .du bon vieu: temps—était l'unique ressource des citadins qui entreprenaient de descendre aux Trois-Pistoles ou même de faire halte à un village plus rapproché.
C'est à un automédon de Lévis que ke voyageur confait généralement sa personne et son bagage, et comme tous les automédons du
temps, celui de Lévis, pour ne pas forcer sa cavale et gagner honnêtement son argont, remettait, après uns simple marcho de doux heures et demie, son précieux dipit choz la veuvo Couture à Beaumont.
C'était la première halte, le commencement de l’ennuyeuse sirio des relais qui s'imposait. Le voyageur devait nécessairement en prendre son parti et faire provision de pationcs, car avant d'arriver à destination, il lui restait à être cahoté sur une étenluse de 43 à 43 lieues, quitte à se remettre de sa courbature dans les dix-neuf à vingt stations échelonnéos le long do la route. | Voici d’ailleurs, pour être plus précis, l'itinéraire que l'on suivait, d’après l’almanach de Neilson.
De Bégin à la Pointe Lévi à Beaumont, chez la veuve Couture. 24 15 2.8
De la veuve Couture à St-Mi-
* chel, chez J, Poliquin............ 1413 1.5
De J. Poliquin à St-Valier, chez
Antoine Fortin... 2 20 2%
ALMANACHS EANADIENS
De A. Fortin à Berthier, chez J.
Charbonneau.....…......... RTE ” De J. Charbonneau à St-Thomas, chez M. Duvergé, eôté du S.- O. de la rivière.
Duvergé mène en montant chez Charbonneau.
De J. B. Dupuis, au N.E. de la rivière St-Thomas, au Cap, chez Morancy 1$4 194 De Morancy à l'Islet, chez Emanuel Desprès...…........…. ….. ZE 11 2.10& De E. Desprès à St-Jean, chez a nn ne 24 20 2 De François Duval à St- Roch, chez P. Sénéchal ja à Séné thal à Ste-Anne, chez Raphaël Martin 245 2.64 Rè Matin à la Rivière- Ouelle, EF, Faucher 24 16 2.5 De L ..Faucher au Haut Kamouraska, chez Ant. Lebel 243 294 De A. Lebel au Bas Kamouraska, Jean Michaud..............…. 24 19 2.6 De Jean Michaud à la rivière des Caps ehez Aug. Duplessis 12 2.6 De Aug. Duplessis à l'entrée du i° DE" ‘age
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De 1à à la Rivière-du-Loup, chez MARAIS eséeosnsrrnareseresnres EC ŒUEC De là chez Saindou, à Kakouna. 3 0 3.0 De là chez Paul Dion, L''le Verte. 3 0 3.0
De là chez J. B. Ric % aux Trois-Pistoles..…............. .....5 0 5.0
N. B.—Les trois derniers postes se font à cheval ou en canot.
M. de Gaspé nous apprend dans ses Mémoires qu’à l’époque dont j'invoque le souvenir, personne ne voyageait par plaisir. Nous n’aurions point son témoignage à ce sujet que l’on se rangerait à son opinion, seulement à jeter un coup d'œil sur les tableaux indicateurs, que nous ont laissés MM. Brown et Neilson, des routes à suivre, des distances à franchiret des interminables relais auxqueis on étuit assujetti. M. de (Gaspé est cependant plus précis que les almanachs auxquels j'ai référé, et c'est une des raisons qui m'engagent à le citer ici pour compléter mes observations sur les anciennes routes postales du Canada.
Peu de voyagours, dit-il, visitaient Quibec vers la fin du dix-huitime siècle, même
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ALMANACIS CANADIENS 4x Feté ; personne ne se souciait, à moins d'atfaires indispensables, de parcourir des centaines. de milles dans de mauvaises calèches, à une:
vitesse qui ne devait pas exc{der deux lieues. à l'heure, suivant les règlements voulus par les statuts en faveur des maîtres de poste Ces fonctionnaires privilégiés ne garduient.
que le nombre de chevaux absolument néces:
saire pour la culture de leurs terres,
Un voyageur arrive chez le maître de:
poste et demande une voiture,
“Vous allez en avoir une dans uninstant, dit le maîtresse de la maison. Mon mari laboure avec les chevaux à un pas d'ici, et mon petit gars va courir en chercher un. Donnezvous la peine de vous asseoir, et fumez un peu en attendant.
Fumer était synonyme de se reposer où.
de prolonger une visite. Le voyageur attend une demi-heure, regarde souvent par la fenûtre, commence à s'impatienter et dit :
“ Votre petit gars va-t-il finir par amener le cheval ; ou bien est ce au bout du monde qu'il est allé le chercher ?
“__Eh non ! non ! mon beau monsieur, fait Josephte ; ce n’est qu’à un pas d'ici, à une retite demie-lieue, at bout de notre terre.
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‘ Une autre fois les chevaux ne labourent pas, mais ils paissent dans la prairie, ou dans les bois à une grande distance, et se doutant de la politesse qui les attend une fois le mors dans la bouche, ils ne finissent par se laisser prendre qu'après une lutte des plus acharnées, qui dure quelquefois des heures entières.
Lo voyageur espère que le cocher va réparer le temps perdu ; vain espoir. Il essaie tout ; il loue le chevui, il le déprime ; Jean- Baptiste n’en met pas rlus qu’un pot au feu ; la réponse est toujours la même :
‘__ Ah ! monsieur, c'est une fine quevalle (cavale) que ma bête allez ! une quevalle qu'il faut toujours retenir à deux mains sur les cordeaux ; la maîtresse trotteuse de la paroisse, mais quand elle mène les voyageurs elle ne va jamais plus vite qu'au taux de la loi ! ”
En d’autres termes, la fameuse quevalle prenait son temps et le voyageur n'avait
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1 d'autre alternative, au bon vieux temps dont 6 nous nous occupons, que d'en passer par les # caprices de celui auquel il avait confié sa per-
sonne, En vain aurait-il regimbé ! On ne 8€ dérangeait guère et on se pressait encore
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moins pour lui. La même chose, les mêmes Jenteurs se répétaient lorsqu'il s'agissait de transporter les malies. Ce qui semblait préoccuper le moins le maître de poste c'était de faire arriver à destination en temps voulu, les lettres ct les journaux dont il était le porteur. M. de Gaspé raconte à ce sujet une fort piquante anecdote :
“ Je rencontrai, dit-il, vers quatre heures de releve, dans la rue de la Fabrique, le trente-et-unième jour de d'‘cembre, le sieur Séguin, partant pour Montréal avec lettres et dépêches. Le lendemain, premier jour de jan.
vier, je me trouve face à face avec le même homme à la sortie de la grand’messe de la cathédrale. Je fis un écart croyant que c'était son ombre, mais je fus bien vite rassuré.
“__Je vous la souhaite bonne et heureuse, me dit Monsieur Séguin, et autant d'années qu'il y a de pommes d'apis en Normandie.
“__Et moi pareillement, dis-je, accompagnées de prospérités dans ce monde et du paradis dans l’autre.
Maintenant, Monsieur Séguin, continuaije, comment se fait-il que vous ayant vu hier au soir en route avec la malle de Montréal, vous soyez ici ce matin ? |
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‘__ Pour une raison bien simple, riphquat-il : Arrivé à l’'Ancienne Lorette, le mauvais temps s'est élevé et je me suis dit : je suis bien fou de voyager par un temps semblable ; les nouvelles que je portè dans ma malle n'y moisiront pas pendant une journée ou deux de retard ! Et je suis revenu coucher chez moi, afin de souhaiter la bonne année à mes amis <e matin ; et Je vous la souhaite encore bonne æt heureuse.”
Monsieur Séguin, un digne homme sil en fut, ayant conservé sa place quasi jusqu'à sa mort, je dois en conclure qu'il n'en fut pas blâmé par ses supérieurs, ou peut-être qu’on ne s'aperçut même pas que la malle avait retardé de deux jours. Toujours est-il qu'on prenait alors son temps en toutes choses et que le go ahead des Américains était lettre morte pour nous.” (1)
1—En compulsant le Canadien de février 1307, je constate qu'en cette année-là la Chambre d’Asremblte s’occupa assez sérieusement du voiturage des voyageurs par les maîtres de poste.
Un projet de loi fut présenté dans la sesæion de 1807 octroyant aux ‘“ maîtres et aides «le poste ” le pouvoir exclusit de mener les
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Si les malles dirigtes sur Montréal ou ailleurs et confites à la sollicitude des maîtres de poste assez peu empressés d'arriver à destination, étaient exposées à des retards considérables, celles d’outremer, à raison de la distance
voyageurs sur le chemin de poste de Québec et Montréal.
On ne devait pas être entièrement satisfait du service aceompli jusque là par les maîtres de poste, car le projet qui fut soumis souleva une assez vive discussion. M. Bourdages réussit à intercaler dans la loi une clause qui enlevait le monopole du voiturage aux maîtres de poste, et donnait le pouvoir de mener les voyageurs à toutes personnes qui prendraicnt des licences des juges de paix, avec l'obligation pour celles-ci ‘“ de mener en tout temps et de faire jusqu'à dix lieues de chemin si les voyageurs l’exigeaient.”
ans le cours du débat qui s'engagea, M.
Bourdages prétendit que la elause qu'il introduisait dans la loi aurait pour effet d’empécher que les voyageurs ne fussent mal servi par les maîtres de poste ‘“ lorsque ceux-ci seraient certains qu’on ne pourrait se faire mener par d’autres que par eux ; qu'on ne courrait plus le risque de manquer de maîtres de poste et que les profits de ceux-ci seraient plus grands du moment qu'ils seraient tenues de mener dix lieues.”
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et du nombre restreint de paquebots océaniques, avaient souvent le temps de vicilhir avant d’être remises à qui de droit. Iln’y avait point, comme de nos jours, deux à quatre steamers montés et équipés avec tout le luxe moderne, en partance chaque semaine pour l'Europe. Tout de même, c'était déjà quelque chose que de pouvoir communiquer, fût-ce à de rares intervalles, avec le vieux continent, et ce privilège, nos pères l'avaient. On peut s'en convaincre en consultant dans l’almanach Neilson l'annonce du départ des mailles :
Départ des malles.
“ Au commencement de chaque mois il part une malle de Falmouth pour Québec, et arrive plus tôt ou plus tard selon les circonstances ; une autre part pour l'Angleterre tou, les mois, soit par la voie d'Halifax ou de New. York.
4“ Une malle est acheminée de (QQuébee à Halifax une fois tous les quinze jours en été et une fois tous les mois en hiver,
* Une malle part de Québec le premier lundi de chaque mois, pour les nouveaux établissements au-dessus de Montréal, etc., et
ALMANACYHS CANADIENS 49
on achemine des malles pour les établissements de Gaspé, la Baie des Chaleurs, etc., selon le besoin et l'occasion.
Te Courrier part de Québec et de Montréal tous les lundis et jeudis, à quatre heures après-midi et arrive tous les mercredis et samedis, si le temps le permet.”
Mais trève de pérégrinations ! Nous avons suffisamment voyagé par terre et par eau pour être pénétrés des douceurs du voiturage le en l'an de grâce 1800 et être édifiés sur le 4 mode expéditif de transmettre à leur adresse | les journaux et les lettres. Laissons maintenant l’almanach nous mettre en rapport avec fa une classe intéressante de la socitté : les pro. à: fessionnels du bon vieux temps. LÉ
Comme de nos jours, la veuve et l’orphelin confiaient à la tendre sollicitude d’un jurisconsulte éprouvé, la première, son capital, le second, ses intérêts ; les malades se piquaient d'orgueil de ne point trépasser sans l’aide du médecin et le perfait notaire s’appliquait à rendre les gens heureux en les poussant à
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faire des donations entrevifs, mutuelles et irrévocables,.
Ce devait être alors l’âge d’or dela profession, car la concurrence n'était pas encore née et ja clientèle payait, dit-on, rubis sur ongle, sans marchander, ‘
Le barreau de Québec, qui comprend aujourd’hui—-dans les limites de la ville, bien entendu-——-cent trente praticiens, n'en comptait que douze en 1791 : cinq anglais et sept français. C’étaient :
J. William Solw, Jon. Sewell,
Antoine Panet, Amable de Bonne,
Berthelot d'Artigny, Pierre Bédard,
Robert Russell, Alexis Caron,
J. F. Cugnet, Sewell,
Isaac Ogden, Pierre Mézière.
Six notaires seulement se partageaient la clientèle dans la ville de Québec :
MM. Jacques Ginguet, Charles Stewart, P. L. Deschenaux, Alex. Dumas, Charles Voyer, Joseph Plante, Il est bon d'ajouter que la profession du notariat ne se limitait pas uniquement à ces six représentants, mais qu'elle étendait ses rami-
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fications jusque dans les campagnes les plus reculées du district de Québec. Un de ces professionnels, Antoine Crespin, fils, desservait à lui seul onze paroisses : L’Ange-(rardien, le Château-Richer, Ste-Anne, St-Ferréol, St-Joachim et toute l’Ile d'Orléans.
Le docte corps des médecins, préposé à l’adoucissement des souffrances de l'humanité, n'avait encore initié aux secrets de la science
À d'Esculape que dix-neuf des siens :
MM. John Foote, Fred. Besserer, James Fisher, F, Dohren,
James Davidson, J, À. Blunkee,
François Lajus, Liveright Pize,
Fréd. W. Oliva, F. Potdevin,
Ignace Fricdell, J, G. Wies,
P.Chicou Duvert, P. de Salles Laterriète, a P. L. B. dit Lalancet—un nom précestiné
[celui-là, John Dangläde, J. Cond. Eust,
< François Suzor, Joseph Karsh, : * * * O* ix Je ne saurais passer ici sous silence notre ai organisation militaire, et ces premiers alma.
ro CITES a —
LES PRTYMIERS
nachs consacraient d’ailleurs à €e sujet un chapitre particulier, Chaque année, ils faisaient invariablement défiler sous les yeux du
‘lecteur l’interminable suite des officiers de
tout rang et de tout grade, depuis le commandant en chef jusqu'au simple lieutenant.
J'ai à peine besoin de vous rappeler qu'à cette époque—il y à 90 ans—et même plus tard, Jon coudoyait à chaque instant, sur la rue, des habits rouges. Nous avions six à sept régiments anglais en garnison à Québec, avec lord Dorchester pour commandant en chef et M. James Johnston, pour lieutenant-wénéral.
C'étaient [à les forces régulières mises à notre disposition par l'Angleterre, mais à côté de cette organisation formée par la mère-patrie, s’en élevait une autre ne se recrutant que dans les rangs de nos nationaux.
On l’appelait la milice canadienne et dans la composition de son état-major nous voyons figurer d'illustres noms portés encore par les nôtres.
Le personnel de l'état-major de la ville et du district de Québec était ainsi composé :
Le comte Dupré, Colonel.
L'hon. François Baby, Lieutenant-colonel.
Gabriel Elzéar Taschereau, Major.
Capitaine Louis Langlois, , Au Lieut. Barth. Faribeau, ; PRRIEOS Antoine Gosselin, François Duval, fils, Il y avait en outre des officiers portant le grade de capitaine dans tous les villages, et un aumônier, le Rév. P. Berey.
| Enseignes.
À côté de cette organisation militaire dont la mission était de nous protéger contre les ennemis du dehors, nous avions à l'intérieur, pour prévenir les catastrophes qui depuis se sont si lourdement et si fréquemment appesanties sur notre ville, un service de sûreté, Toute primitive et toute incomplète quelle fût, cette organisation contre le feu, en 1800, n'en laissait pas moins que de rendre d'inappréciables services. Même, si l'on en croit les mémoires du temps, les habitants de Québec du commencement du siècle, confiant dans leur sécurité, dormaient aussi profond ‘ment
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