‹ Les premiers ap^otres des GaulesChapitre 151 sur 180 · TRIOMPHE DU CHRISTIANISME DANS LES GAULES SOUS CONSTANTIN · texte numérisé non relu

TRIOMPHE DU CHRISTIANISME DANS LES GAULES SOUS CONSTANTIN

Partage de l'empire entre Maxiiuien Hercule, Dioclétien, Constance Chlore et Galère. — Constance Chlore a le gonvornemeut des Gaules. — Il n'est pas hostile aux chrétiens de cette contrée. — Il protège les sciences, les lettres et les arts. — Persécution de Dioclétien, à l'instigation de Galère. — Martyre de Floscel ou Floxel de Bayeux, — de Perégrin ou Pèlerin d'Auxerre, — de Baudille ou Baudèle de Nîmes. — Maximien Hercule et Dioclétien abdiquent l'empire. — Mort de Constance Chlore. — Constantin , son fils , empereur, fortifie la Gaule septentrionale. — Sa popularité dans l'armée et dans le peuple. — Son bonheur domestique. — Le vieux Maximien se réfugie auprès de Constantin, à Trêves. — Débauches de l'usurpateur Maxence. — La vierge Savina s'enfuit dans le pays des Tricasses. — Elle meurt en paix loin de sa patrie. — Constantin refuse de faire alliance avec Maxence. — Mort de Maximien Hercule, de Galère, de Dioclétien, de Maximin Daia.

— Fameux édit de Galère en faveur des chrétiens. — Bataille de Constantin contre le tyran Maxence.

— Le Labarum. — Liberté rendue aux chrétiens. — Donation du palais de Latran au pape saint Melchiade. — Concile d'Arles, en 314, contre les donatistes. — Importance des actes de ce concile. — Concile de Nicée, en 325, contre les ariens. — Exil de saint Athanase dans les Gaules. — Maximin, évécfue de Trêves, le reçoit avec l'aôection d'un frère et la cordialité d'un ami. — Notice biographique sur ce prélat, conseiller intime de Constantin le Jeune. — Mort de Constantin le Grand. — Réhabilitation de saint Athanase obtenue par l'influencp de Maximin de Trêves.

Dieu, qui sait résoudre les nuages chargés d'éclairs en une pluie douce ou en une salutaire rosée, fit servir les desseins des persécuteurs au rétablissement de la paix de l'Église dans les Gaules. Pendant que Maximien Hercule et ses collègues multipliaient les martyrs pour éteindre dans leur sang la religion de Jésus-Christ, l'empire était battu en brèche de tous côtés par les nations barbares. Les Égyptiens, toujours factieux, en étaient venus à une insurrection ouverte. Les Blemmyens, peuplade sauvage de l'Afrique, ravageaient la vallée supérieure du Nil. Une confédération de cinq tribus belliqueuses de l'Atlas, connues sous le nom de Quinquégentaux, répandaient la terreur dans la province africaine. Tiridate, chassé de TArménie , était encore une fois venu se réfugier chez les Romains. Narsès avait repris la Mésopotamie, et annonçait hautement l'intention de replacer toute l'Asie sous la domination des Perses. Enfla, les Germains, les Goths, les Sarmates cherchaient, pour pénétrer dans l'empire, tous les points vulnérables de l'immense frontière qui s'étendait depuis l'embouchure du Rhin jusqu'aux bords de la mer Noire. Eu présence d'aussi graves difficultés, Dioclétien, plus politique que brave, résolut de compléter son système de réorganisation; il adjoignit aux deux Augustes deux Césars : Galère, ancien gardeur de troupeaux, né dans les huttes des Daces, espèce de sauvage à la taille de géant, à la voix et au regard farouches; et Constance Chlore, neveu de l'empereur Claude, noble de naissance, au teint pâle, à la physionomie douce, aimable comme son caractère. Les provinces devaient être divisées en quatre grandes portions ; il y aurait quatre cours impériales , quatre préfets du prétoire, mais un seul empire; les édits se promulgueraient au nom des quatre princes; les deux Césars seraient subordonnés aux deux Augustes, comme des fils

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