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tous deux en 1619. Maric-Guillemette se maria le 26 août 1621, avec Guillaume Couillard. Guillaume Hébert se maria, en 1634, avec Hélène Desportes. Il mourut jeune. Son fils, Joseph Hébert, mourut sans laisser de postérité. Une de ses filles, Marie-Françoise Hébert, épousa Guillaume Fournier.
Louis Hébert a été appelé l'Abraham de la colonie, le Père des vivants et des croyants, à cause de sa nombreuse postérité. "Ils sont innombrables, écrit M. l'abbé L. Lindsay, les héros, les vierges, les pontifes, issus de ce colon, qui ont illustré et illustrent encore l'Eglise et la Patrie."
GUILLAUME COUILLARD, de Normandie, arriva au pays en 1613. Il fut matelot, charpentier, cultivateur et seigneur. Anobli en 1654, il épousa la fille de Louis Hébert dont il eut une nombreuse descendance. Il concéda à la Fabrique de Québec le terrain de l'église et il obtint en
retour l'octroi d'un banc à perpétuité pour lui, "ses hoirs et ayant cause." C'est encore l'un de ses descendants qui possède le banc patronal et seigneurial dans la Basilique de Québec, le second de la rangée du milieu du côté de l'Evangile. Couillard obtint la même faveur des sœurs de l'Hôtel-Dieu. Il fut inhumé le 4 mars 1663. Son épouse vendit à Mgr de Laval une partie du fief du Sault-au-Matelot; sur ce domaine sont éi'igés les édifices du Petit Séminaire, du Grand Séminaire, de l'Université Laval et de l'Archevêché. Mme Couillard fut inhumée le 20 octobre 1684.
La famille Couillard comprend les Couillard de Lespinay, des Prés, du Puy, de Beaumont, des Islets, des Ecores et rislois, qui sont nombreux encore de nos jours. Les religieuses issues de cette famille sont en grand nombre (1).
GUILLAUIME FOURNIER, colon venu de Normandie, épousa IMarie-Françoise Hébert, petite-fille de Louis Hébert. Il fut coseigneur des fiefs du Sault-au-jMatelot et Lespinay. En 1672, il obtint une seigneurie sur les bords du fleuve Saint-Laurent. Il fut inhumé le 22 octobre 1699. Son épouse fut inhumée à ses côtés dans le cimetière de la Pointe-à-Lacaille (Montmagny), le 15 mars 1716. Leur descendance a fourni de nombreux prêtres et religieuses.
JEAN COTE épousa à Québec, en 1635, Anne, fille d'Abraham Martin. Il fut cultivateur. Sa descendance s'est multipliée à l'infini. ]\I.F.-U. La vallée, (2) de la Maison Rolland, à ]\Iontréal, a fait un relevé assez complet jusqu'à ces derniers temps des descendants de cette famille^. Voici des chiffres intéressants: on compte cinquante prêtres^ du nom de Côté et vingt-cinq autres dont les mères ont le niême nom. Ce qui fait un total de soixante-quinze prêtres issus de Jean Côté. Cette famille, on doit le dire à sa louange, est une de celles qui se sont le plus intéressées à l'œuvre du monument Hébert, et ont souscrit à la médaille commémorative. On peut dire en vérité, qu'elle a le culte des ancêtres et c'est la marque la plus évidente de son patriotisme. Dans le livre d'Or de la NOBLESSE RURALE on voit que sept familles du nom de Côté ont reçu la médaille souvenir, et que vingt autres, alliées à cette famille, ont obtenu cette faveur.
On voudra bien me permettre de rappeler ici les belles lignes que M. l'abbé Elie Auclair consacrait à la Révérende Mère Saint- Augustin, dans le " Propagateur " du mois de novembre 1908.
(l),Voii:La première famille française au Canada, 1908; l'Histoire des Seigneurs de la Rivièn; du Sud; Louis Héljert et sa famille, par le même auteur.
(2) F. U. LA VALLÉE, généalogiste, membre de la Sociôté Historique de Montréal, auteur d'un ouvrage (en préparation), Dictionnaire Généalogique de la famille JEAN COTE et ses descendants.
" On ne saurait trop louer en effet dit-il, les hommes et les femmes, au cœur d'apôtre, qui ont fait surgir sur notre sol, dans les jours sombres qui suivirent la cession, ces institutions d'éducation, ou encore de charité, qui ont été la meilleure garantie de notre vitalité nationale. Que ne doit-on pas, par exemple, à nos femmes d'œuvres, à nos ]Marie de l'Incarnation, à nos Marguerite Bourgeoys ou à nos Mlle Mance ?
Mère Louise Souinande de St-Augustin.
Cette année, et ce mois-ci, le 28 novembre exactement, on commémorera à Québec le deux-centième anniversaire de la mort de la première supérieure de l'Hôpital Général, Mère de Saint-Augustin, née Louise Soumande. Cette Louise Soumande était l 'arrière-petite-fille (par sa mère Simonne Côté, fille de Jean Côté et d'Anne Martin)d' Abraham Martin, celui des Plaines d' Abraham. Et la famille Côté, depuis plus de deux siècles, a continué de vivre et de se multiplier, forte sans doute des célestes bénédictions que lui assuraient les nombreux fils et filles qu'elle donnait au sanctuaire ou au cloître. Lors des dernières fêtes de Québec où l'on a décoré les représentants des anciennes familles occupant sous le même nom, depuis au moins deux
cents ans, la " terre " de leurs aïeux, AOI. Charles, Jean- Baptiste et Alfred Côté, établis sur leur " terre " à l'Ile Verte (par leurs ancêtres) depuis 1690, et descendants du premier seigneur de l'endroit, apparentés à la vénérée supérieure Mère de Saint-Augustin, ont reçu des médailles attestant leur gentilhommerie du terroir.
Mère de Saint-Augustin, d'une famille de treize enfants, avait une sœur, Marie-Madeleine, qui fut aussi religieuse, dans la même communauté, sous le titre de Sœur de la Conception, et un frère, Louis Soumande, qui fut missionnaire à la Baie Saint-Paul et à Sainte- Anne de Beaupré, et mourut chanoine, lui aussi, vers 1708.
La première supérieure de l'Hôpital général était née en 1664, elle avait fait profession en 1680. Elle fut choisie par Âlgr de Saint- Vallier lui-même, pour devenir l'une des fondatrices de l'Hôpital général. Elle mourut à 44 ans, après avoir été quinze ans à l'Hôpital et onze ans supérieure, pleine de jours et de mérites. Le 3 juillet 1727, quand, en présence de Mgr de Saint- Vallier, on ouvrit les cercueils de Mère de Saint-Augustin et de sa sœur, JMarie-INIadeleine, morte le 11 février 1703. . . (parce qu'on devait faire une translation générale dans un nouveau caveau). . . on trouva les corps en partie conservés."
ABRAHAM MARTIN arriva en 1613 avec sa femme, Marguerite Langlois et deux enfants: Anne et Marguerite. Il était pilote, cultivateur et s'occupa de la pêche du loupmarin. Son fils Charles-Amador, fut le second prêtre canadien. Maître Abraham Martin, comme on l'appelait, écrit M. Suite, mourut en 1664. En 1645, il reçut d'Adrien Duchesne, chirurgien, la terre qui porta le nom de plaine d'Abraham. Il eut sept filles qui se sont avantageusement mariées. L'une d'elles, Anne, épousa Jean Côté.
NOËL LANGLOIS, né 1596 à Saint-Léonard, Normandie, épousa, à Québec, en 1634, Françoise Garnier. Il devint pilote sur le Fleuve Saint-Laurent. En secondes noces (1666), au Château- Richer, il se maria avec Marie Crevet, veuve de Robert Caron. Sa descendance est très nombreuse.
JEAN GUYON, venu du Perche en 1634, fut maçon et cultivateur. Il était marié à Mathurine Robin. Il obtint du seigneur de Beauport, Robert Giffard, un fief qu'il appela du Buisson. Il eut une nombreuse famille. Un de ses fils, Jean, fut arpenteur, et il épousa EHzabeth Couillard. Des prêtres, des religieux et des religieuses sont issus de cette famille.
ROBERT GIFFARD, médecin, du Perche, est né en 1587. Il épousa en 1633 Marie Renouard, en France, et vint en 1634, à Québec. Il fut seigneur de Beauport. "Il a été un homme actif et de sens pratique," écrit M, Suite. Il fut anobli. Son fils mourut sans laisser de postérité. La seigneurie passa à Jean Juchereau, qui épousa Françoise Giffard, fille du premier.
NOËL MORIN, originaire de St-Etienne de Brie, épousa Hélène Desportes, veuve de Guillaume Hébert. En 1654, il obtint la concession du fief St-Luc, enclavé dans la seigneurie de la Rivière du Sud. Il eut une famille nombreuse. Il fut inhumé le 9 février 1680, à St-Thomas de Montmagny, dont il fut l'un des premiers colons. Il est l'ancêtre des Morin-Valcourt, et le père du premier prêtre canadien.
PHILIPPE AMYOT venait de la Beauce, arriva en 1635, il fut cultivateur. Il se maria en France avec Anne Convent. Il est l'ancêtre des Amyot de Vincelot, de Villeneuve, de l'Erpinière. Il fut anobli.
ZACHARIE CLOUTIER, originaire du Perche arriva en 1634. Il fut charpentier et cultivateur. Il épousa en 1615 Xaintes Dupont. Il mourut en 1676, à l'âge de 86 ans. Il laissa une nombreuse descendance. Il est l'ancêtre de Mgr F.-X. Cloutier, évêque des Trois-Rivières.
FRANÇOIS BELANGER, normand, épousa Marie Guyon, fille de Jean Guyon. 11 eut une famille très nombreuse. Ses descendants ont été seigneurs de l'Islet-Bonsecours et ont contracté des alliances avec les plus anciennes familles du pays. Cette famille a fourni de nombreux prêtres et religieuses.
ROBERT CARON, normand, épousa à Québec, le 25 octobre 1637, Marie Crevet. Il mourut à l'hôpital: " après avoir reçu heureusement et saintement tous les sacrements." Il fut inhumé à Québec le 8 juillet 1656, Sa veuve épousa, en secondes noces, Noël Langlois. Caron eut une belle et honorable descendance. Des hommes d'Etat distingués, des prêtres en grand nombre, des religieux et des religieuses ont illustré nos annales. L'honorable Joseph-Edouard Caron est issu de cette famille.
JEAN NICOLET, de Normandie, interprète, explorateur, épousa, en 1637, Marguerite Couillard, fille de Guillaume Couillard et de Marie-Guillemette Hébert. Il se noya accidentellement en allant porter secours à un sauvage prisonnier des Algonquins aux environs des Trois-Rivières. L'accident eut lieu à Sillery, près Québec. Une fille, Marguerite, issue de son mariage, épousa Jean-Baptiste Le Gardeur de Repentigny. Elle eut 23 enfants, la plupart des fils se sont distingués dans l'armée canadienne.
Telle est, en résumé, la biographie des braves colons dont les noms ont été gravés sur la médaille commémorative du troisième centenaire de l'arrivée de Louis Hébert au Canada.