ASSOCIATION, DES EFFETS SUPÉRIEURS AUX TONS DE LA GAMME E.MPIRIQUE
L’examen du tableau VII montre que l’ensemble des tons d’une môme couleur, tels qu’on les a obtenus avec les disques tournants, est agréable à la vue. Si l’on voulait composer un coloris monoclnome, on pourrait le faire en associant entre eux les divers tons du jaune ou les divers tons du bleu. L’effet sera toujours supérieur si, au lieu d’assortir le ton 7 avec le n° 10, ainsi qu’on le fait habituellement en industrie, on assortit 7 et 9. Le n° 10, on se le rap-
pelle, est obtenu avec la môme matière que n" 7, maison en a employé assez peu pour que le blanc du tissu puisse jouer son rôle.
§ 47. De l’assüciatiun des couleurs cumulémentaires. — On peut tirer encore un autre parti du tableau VII; s’il s’agissait d’un coloris à deux couleurs dilTérentes, on pourrait opposer le jaune au bleu qui est sa complémentaire, mais pour que ces applications donnent le maximum d’effet, il faut connaître les intensités relatives des divers tons de ces deux couleurs. Ces intensités se déterminent d’après la méthode décrite (fig. I), à l’aide des disques tournants. L’expérience prouve, en effet, que les couleurs vives, c’est-cà-dire intenses, doivent occuper dans un dessin des surfaces moindres que les couleurs peu intenses.
La règle la plus simple à observer est de les mettre dans le rapport où elles se trouvent sur le disque tournant quand par leur mélange elles produisent un gris incolore.
§ 48. Des surfaces équivalentes. — Les chiffres les plus intéressants à connaître sont alors les surfaces relatives des secteurs qui répondent à cette condition. Ces chiffres sont réunis dans le tableau suivant, où l’on a pris pour unité le n° 4, couleur la plus intense du tableau ; je les appelle surfaces équiralentes et je représente par 100 celle du n” 4.
Tableau des surfaces équivalentes.
Du 3" jaune.
Du bleu-violet complémentaire.
Exemple : Si l’on avait un dessin, dans lequel les deux couleurs oecupent des surfaces égales, on pourrait assortir le bleu n” 9 avec le jaune n° îî ou avec le n° 5 ; ces trois couleurs étant de même
intensité et étant représentées par des surfaces équivalentes égales.
Si l’une des couleurs devait occuper une surface quadruple de l’autre, on pourrait employer le bleu n" 9 avec le jaune n° 2 ; le premier étant représenté par 200 et le second par 800.
Cent surfaces de jaune n” 4 pourraient s’assortir à 520 surfaces du bleu n® 6, ou 260 surfaces du bleu n® 7, etc.
Corrections relatives au tableau n° VIL
Les corrections à faire ne portent pas sur la nuance qui est exacte, mais uniquement sur l’intensité.
Voici les surfaces équivalentes vraies :
Jaune.
Bleu.