‹ Les premiers éléments de la science de la couleurChapitre 8 sur 23 · BINAIRES · texte numérisé non relu

BINAIRES

Rouge

Jaune

Jaune-vert

et vert-bleu

et bleu

et violet

Les précautions nécessaires sont prises pour que ces quatre lumières blanches soient bien identiques à la vue de manière à rendre l’expérience plus frappante.

A l’écran blanc je substitue alors l’étoffe rouge et voici ce qui se produira :

Dans la lumière solaire il n’y aura pas de changement. Dans la lumière binaire composée de rouge et de vert-bleu, cette dernière couleur sera détruite et l’étotlé paraîtra rouge-sombre. Elle sera noire dans le couple jaune et bleu, tout étant absorbé ; elle sera violet-foncé dans le couple de violet et jaune- vert.

Dans des éclairages en apparence identiques, le même objet apparaitra tour à tour lumineux ou noir, rouge ou violet. On peut à peine se figurer l’aspect que prendraient les objets qui nous entourent si on les éclairait avec des lumières blanches binaires diverses ; mais l’on prévoit aisément que l’on assisterait à des changements de couleurs surprenants. On peut même concevoir qu’un corps blanc, dans telle lumière binaire, puisse paraître noir dans telle autre. Il suffit qu’il ait la propriété d’éteindre deux radiations de couleur complémentaire.

§ 23. Définition des couleurs complémentaires. — Cette discussion montre la nécessité absolue de faire la différence entre le mélange des lumières et celui des sensations, entre la lumière blanche et la sensation du blanc.

Il existe une infinité de lumières blanches, binaires, ternaires, et même plus compliquées, telles que la lumière solaire ; la notion du blanc n’a rien de défini au point de vue physique. C’est une propriété de l’œil de voir blancs certains mélanges de couleur.

L’exislence de couleurs complémentaires est due uniquement à l’organisation même de l’œil ; dès lors on doit les définir ainsi : ce sont des couleurs qui, mélangées deux à deux dans des proportions déterminées, produisent la sensation du blanc.

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