Sixte, Vybor, II, p. iSyg
2. Les communes conservent cependant une certaine inHuence sur le choix de leurs conseillers.
I2tJ PUNITION DES VILLES
ment parler la défaite des communes. » M. Tchélakovsky, un des érudits qui ont le plus contribué à reconstituer l'histoire municipale de la Bohème, arrive à des conclusions analogues : « Tout ce que poursuivait la noblesse depuis l'époque de Vladislas était désormais une réalité. L'autonomie communale, politique, administrative et judiciaire, avait été si réduite que Ferdinand II ne trouva guère moyen d'aller plus loin... Les théories de Rendl triomphaient : les villes n'étaient plus qu'une dépendance de la Chambre aulique, la chose du roi '. »
Sous Maximilien et Rodolphe II, une ère un peu plus favorable s'ouvrit pour les villes. La cour, dès qu'elle les redouta moins, leur devint aussi moins hostile; elle ne demandait pas mieux que de favoriser leurs progrès matériels. Leur situation était encore infiniment supérieure à celle des villes seigneuriales, et les cités sujettes ne reculaient pas devant les plus lourds sacrifices pour obtenir le titre de commune royale. Mais elles restèrent dans la dépendance étroite du souverain et elles ne retrouvèrent ni leurs richesses ni leur autonomie ni leur influence. Les princes ne rencontrèrent plus devant eux ce Tiers-Ordre qui avait été jusqu'alors l'élément le plus actif et le plus redoutable de l'opposition, et dans les diètes, ils purent en général compter sur le vote de ses députés. Ferdinand, en dépit des sollicitations des nobles, avait rendu en effet aux villes leur voix à la diète, mais ce n'était plus un droit qu'elles exerçaient; elles étaient tolérées, « par une grâce spéciale du prince «, et à condition qu'elles se régleraient en tout sur sa volonté -. Et de fait, alors même que l'opinion publique était le plus hostile aux mesures proposées, comment les délégués de la bourgeoisie, choisis par le roi et dépendant de lui, auraient-ils songé à se prononcer contre lui? A l'avenir par conséquent, sur les trois voix des États, une fut en général acquise au monarque. De plus enfin, tandis que jus-