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raient de ce modèle, qu'il suffisait de modifier dans certains détails secondaires pour qu'il fût approprié à toutes les circonstances.
A peine arrivés à Prague, ils avaient commencé leur œuvre d'enseignement, ouvert un gymnase et une académie. Les professeurs manquaient, les élèves étaient rares, aussi l'organisation était-elle fort incomplète. Le gymnase avait six classes... sur le papier; les trois classes de grammaire étaient réduites à une, la classe de rhétorique chômait de temps en temps. A l'académie, embryon de la future Université catholique, les études supérieures étaient représentées par un professeur de théologie, auquel se joignit un peu plus tard un professeur de philosophie. Ce qui pressait le plus, c'était de gagner à la Compagnie des protecteurs, de retenir dans l'obéissance et la foi les seigneurs catholiques, chez lesquels des S3^mptômes de défaillance se manifestaient, d'assurer un meilleur recrutement du clergé. Dès i556, les Pères inaugurèrent un Convict des nobles ' ; l'archiduc Ferdinand y envoya ses pages ; en i559, les deux fils du duc Ernest de Bavière y faisaient leur éducation. Ce haut patronage entraîna la noblesse; quelques-uns des grands fonctionnaires confièrent leurs enfants aux Pères, et bientôt la mode s'en mêla. En iDyS, Grégoire XIII, pour reconnaître les services de la Société, fonda le séminaire des élèves pontificaux, où douze jeunes gens, pris en général dans la noblesse, étaient entretenus aux frais de la Curie; les boursiers, soumis à la même règle que les élèves du Collège germanique à Rome, se destinaient au sacerdoce et ils furent la pépinière où se recrutèrent les chefs de l'Église tchèque. Une autre fondation, la maison des Pauvres, d'où sortirent les simples prêtres, avait été ouverte en i559, mais elle fut fermée quelques années plus tard, faute de ressources, et ne fut définitivement installée qu'en i58o ^.
Si l'on en croit les Jésuites, leurs établissements scolaires