I. PIER
Soyez tousiours appareillez à respondre à chacun qui nous demande raison de l'espérance qui est en vous.
M. D. Lxy
« Cette partie annexe, comme le Kalendrier, se compose de 39 pages chiffrées. Les caractères, les fleurons et les lettres ornées sont exactement les mêmes que ceux du texte des Pseaumes et des corps du volume »,
Les éditions des Pseaumes avec les diverses annexes qui les accompagnent étaient donc pour les réformés un manuel complet de pratique religieuse et de liturgie. Dans sa préface, le ministre saint-lois proclame lui-même que ce livre est « comme un recueil ou epitome de la doctrine de la Loy, des histoires, prophéties et proverbes, tellement qu'il semble que ce qui est dit ailleurs bien amplement soit ici rédigé en sommaire. De là est venu que aucuns Pont appelé la Petite Bible •>. G*est pourquoi, dans un autre passage, il « prie et exhorte au nom de Dieu, toutes gens gui font profession de la vraye religion, d'avoir tousjours ce livre en mains et relire toute leur vie ».
Le nom de « Petite Bible » donné par le peuple au recueil formé par Théodore deBèze, et réimprimé en Basse-Normandie par les soins de Mathieu de La Faye, induisit en erreur les controversistes catholiques. L'un d'eux, une cinquantaine d'années plus tard, reprochait aux habitants de Saint-Lo d'avoir fait venir de Gaen un imprimeur du nom de Bouchard pour publier une Bible huguenote. Il n'y a pas eu de Bible proprement dite imprimée à Saint-Lo.
Rapidement épuisée, l'édition saint-loise des Pseaumes y fut réimprimée deux ans après.
Cette seconde édition oflFre quelques légères différences qui toutefois n'altèrent pas le fond du recueil.
D'abord, le nom de Thomas Bouchard, le premier imprimeur, ne se trouve plus au bas du titre, où on lit seulement :
A SAINT-LO De rimprimerie de laques le Bas,
M. D. LXVII
Les caractères sont un peu moins forts; aussi certaines
Sarties du second recueil occupent-elles moins de pages que ans le précédent.
La musique des psaumes n'est pas paginée et l'ouvrage comprend 256 feuillets non chiffrés.
La Table des pseaumes selon Vordre de Falphabet est disposée sur deux colonnes, tandis que, dans l'édition de 1565, elle était à longues lignes.
A la suite, p. 15, on trouve cette épitaphe de Clément Marot, qui n'existait pas dans la première édition :