‹ Les premiers siècles du christianismeChapitre 16 sur 74 · SECONDE PERSÉCUTION · texte numérisé non relu

SECONDE PERSÉCUTION

Les édits cV Néron o-ntre les chrétiens avaient dormi pendanl ies éphémères el troublés de Galba, d'Othon et de

Vitellius. Vespasi< d s'étail contenté de sévir contre les philosophes ijui le gênaient et contre les républicains qui l'inquiétaient Titus n'avait paru sur l<j trône que pour faire regretter ,i prématurée. 11 y eut donc une trêve pour le christianisme. Elle cessa avec Donatien 11 semble que quelque chose i ùt manqué au « régime sanguinaire el ennemi de toute vertu que Rome devait traverser -. comme «lit Tacite, si le frère el lui qui lut appelé « les délices du genre humain » n'eût imité, jusque dans sa cruauté contre les chrél ir qui avail été leur premier persécuteur.

Domitien avait voulu relever le temple de Jupiter Capitolin. pour Bubvenir aux frais de la construction, il soumit lcs.Iuifs à une contribution personnelle, qui fui naturellement étendue aux < • 1 1 : compris soi. même dénomination. Lea

chrétiens, ne voyant dans la restauration du temple païen qu'un acte d'idolâtrie, refusèrent d'une manière absolue la capitation qui leur était imposée. La seconde persécution commença.

L'une des premières victimes de l'édit impérial fut le cousin même de Domitien, Flavius Clémens, personnage consulaire, qui scella de son sang sa foi à la religion du Christ. Domitilla, femme de Clémens, et une autre Domitilla, sa petite-fille ; furent exilées. Deux de leurs esclaves, Nérée et Achillée, qui s'étaient également convertis, souffrirent divers tourments, et eurent enfin la tête tranchée.

Les confiscations, les exils, les supplices, frappèrent une foule d'autres chrétiens.

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