‹ Les premiers temps de l'État pontificalChapitre 23 sur 74 · L. P., t. I, p. 386, notel · texte numérisé non relu

L. P., t. I, p. 386, notel

• 3. Bull. Crit., t. VI, p. 417. L. P., t. I, p. 377 note

avènement était notifié à Rome. Saint-Césairei, dont aucune trace ne subsiste, se trouvait dans l'enceinte même du palais. Au bas de la colline, l'église Sainte-Anastasie, vieux titre presbytéral, était devenue comme la métropole de tout le quartier byzantin. Dans ces temps où tout ce qui touchait au gouvernement avait une empreinte religieuse si profonde, les fêtes de ces églises acquirent un grand relief. Une des messes de Noël était célébrée à Sainte-x\nastasie, en l'honneur de cette sainte, dont l'anniversaire tombait le 25 décembre; non moins solennelle était la fête de saint Césaire, que l'on célébrait au Palatin le V novembre et qui était marquée par une grande procession 2.

1. L'emplacement indiqué dans la Forma Urbis de M. Lanciani est absolument inadmissible; il est, en effet, en dehors non seulement du Palais, mais même du Palatin.

2. Il ne faut pas oublier ici l'Eglise Sainte-Marie Antique, que des fouilles récentes ont remise au jour. C'était une fondation byzantine. On peut voir encore la rampe qui la rattachait au Palatin. Au huitième siècle, comme il résulte des peintures et des inscriptions, elle attirait vivement la dévotion populaire. Ses desservants paraissent avoir été des moines de langue grecque. Il n'y a pas à tenir

Les grades supérieurs étaient ceux de duc, cartulaire, comte et tribun; au-dessous venaient les patroni scholarum, les primicevii, domestici, opliones. Nous ne sommes que très imparfaitement renseignés sur le détail de ces fonctions et, en général, de l'organisation militaire.

Depuis Etienne II il n'y a plus trace du duc en chef. Comme on l'a vu plus haut, le titre de patricius Romanorum paraît avoir été conféré aux princes francs pour éviter au pape le voisinage d'un commandant supérieur. Le pape est le chef du gouvernement; la milice, comme le reste, dépend de lui et reçoit ses ordres. Il n'ajoute aucun titre à son titre ecclésiatique. C'est comme chef de Vecdesia Dei qu'il est en môme temps chef de la respublica Romanorum.

Autour du pape apparaissent d'abord les prêtres cardinaux, en principe au nombre de vingt-cinq, un par église presbytérale. Au temps où nous sommes, ils sont encore atta-

compte des combinaisons imaginées jadis et même de nos jours pour reporter les origines de cette église au quatrième siècle et au temps du pape Silvestre.

chés réellement à leurs églises; ils en touchent et gèrent les revenus, habitent dans leurs dépendances et y dirigent le service religieux. Ils forment le conseil officiel du pape, sa couronne dans les cérémonies. En réalité, cependant, ils ont moins d'influence que les diacres.

Ceux-ci sont toujours au nombre de sept, celui des anciennes régions ecclésiastiques. Ce sont les assistants permanents, les ministres ordinaires du pape. Leur compétence spéciale s'exerce dans les limites de leurs régions; le plus qualifié, l'archidiacre, est le directeur du personnel ecclésiastique dans son ensemble. Au-dessous des diacres viennent les sous-diacres, divisés en deux groupes de sept ; les uns sont plus particulièrement attachés à la direction régionale, les autres sont en service auprès du pape.

C'est au Latran que résidaient les diacres et que se trouvaient centralisés les services de l'administration ecclésiastique. Cependant il y avait un autre palais pontifical, celui du Palatin ^, construit vers le commencement

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