Annales d'Eginhard, 806. (Cf. J
LES TRIBrLATIONS DE JEAN VIII. , 253
Ces rapports devinrent plus délicats quand l'unité de l'empire franc eut été brisée. Ce n'est pas la papauté qui doit porter la responsabilité de cette dislocation. La fatale tradition des partages, que Charlemagne lui-même avait consacrée, était trop forte pour qu'il fût possible au pape d'en empêcher l'application. Une fois qu'il y eut, entre plusieurs souverains, un empereur franc résidant en Italie, le pape dut entretenir avec celui-ci des relations plus étroites, et parce que c'était le voisin et le protecteur effectif, et parce que c'était l'empereur. De là une tendance à favoriser la politique spéciale de ce prince. Grégoire IV suivit Lothaire en Alsace et l'appuya contre son père. Après la mort de Lothaire (855), Benoît III intervint pour empêcher ses fils de se quereller à propos de l'héritage paternel: il s'attribua même le mérite d'avoir sanctionné la paix qui s'établit alors ^. On le voit, un peu plus tard (857), instrumenter énergiquement contre un des ennemis de cette paix, Hucbert, abbé intrus de Saint-Maurice, qui menait joyeuse vie en ce saint lieu et en