‹ Les prés Saint-Gervais, opéra-bouffe en trois actesChapitre 22 sur 106 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LA ROSE

^ Mais c'est, qu'avec délicatesse Exerçant l'hospitalité, Il veut qu'à sa table on se presse.

Pour y trinquer à sa santé!

Et v'ià pourquoi Je soutiens, moi, Qu' dans la ganterie Etc.

Au bruit des tambours et des fifres, il arrive du monde de tous les côtés, enfants et grandes personnes, et les fenêtres se garnissent de curieux. Friquette est à sa fenêtre, madame Nicole paraît sur le balcon dans la partie qui fait face au public, en exprimant son admiration pour La Rose. — Nicole paraît, lui, sur le balcon qui fait face à la scène, sans voir sa femme et veut faire taire les musiciens.

NICOLE

Messieurs !

La Rose, arrachant le papier de son bouquet, lui présente un gros bouquet de coucous. — Nicole exaspéré veut parler. — Un rotilement de tambours lui coupe la voix et La Rose entonne le second couplet.

LA ROSE, montrant Nicole.

Pour son esprit, c' qu'on en pense, Entre nous, là-d'ssus, n'y a qu'un cri.

TOUS

Oui!

LA ROSE

G' n'est pas par son intelligence Que l'on peut s'attacher à lui,

TOUS

Non!

LA ROSE, se tournant vers madame Nicole,

Mais c' qui lui vaut notre tendresse, * C'est d'avoir choisi z'une moitié Qui répond avec politesse A ceuss' qui lui font amitié !

Et v'ià pourquoi Je soutiens, moi, Qu' dans la ganterie, Etc.

Lo refrain est repris par tout le monde avec force ; madame Nicole chante, Toioon, Angélique, Christophe , chantent aussi sur le balcon de face, et Nicole se bouche les oreilles sur le sien en s'agitan avec colère, La Rose lui jette le bouquet de coucous. A ce moment^ Nicole furieux aperçoit sa femme sur le balcon de droite, court à elle, la force à rentrer, ainsi que la bonne, Angélique et Christophe à qui il flanque le fouet, sur un dernier roulement de tambours, après quoi il rentre en fermant la fenêtre avec violence.

LA ROSE, se tournant vers l'assistance.

Mesdames et messieurs, en vous remerciant de votre

concours ! (Aux tambours et aux fifres.) Et VOUS, petits garÇOnS, à

la caserne!...

Les tambours et les fifres remontent en jouant. — Reprise. — Toute la foule les suit, et les fenêtres se ferment : le bruit va s'éteignant.

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