ACTE DEUXIEME
vague de ce qui peut se passer entre une jolie fille et un garçon bien tourné comme moi, mais je crois que le meilleur moyen de l'apprendre est de paraître ne pas l'ignorer.
DUO *
CONTI, légèrement.
Que cherchez-vous ici, petite?
FRIQUETTE, à part.
Tiens ! mon petit écolier!
CONTI
Eh bien, mon ange !
FRIQUETTE, à part.
U va bien vite.
Je le trouve un peu familier.
Monsieur, je m'appelle Friquette, Et non mon ange, s'il vous plaît !
CONTl.
Vous cherchez un nid de fauvette ?
FRIQUETTE.
Non pas, mais un oiseau fort laid !
CONTI
Tournez les yeux ici, ma belle,
Et vous en verrez un charmant,
Qui tendrement vous tend son aile.
Et meurt d'amour en ce moment 1 (Bis.)
ENSEMBLE
FRIQUETTE.
Il est bien gentil, Ce petit.
Friquette, Conti.
Mais pourquoi cet air d'arrogance,
Ce ton d'insolence?
Je crois qu'il faut à ce garçon.
Une leçon.
CONTI
Tout avec Tesprit Réussit.
Avec la femme il faut, je pense,
Beaucoup d'insolence.
Traitons-la comme un grand garçon,
Et sans façon.
Approchez, vous devez comprendre, Qu'on n'est jamais Trop près, Lorsqu'il s'agit de s'entendre.
Dans un joli bois, Tous deux à la fois, Quand le hasard nous amène, Sans plus de façon, Fillette et garçon, Est-ce pour qu'on s'y promène?
Allons donc! de vous à moi, Nous savons tous deux pourquoi, (^û.)
Quand vient le printemps ,*" Et qu'on a seize ans, Quand les cœurs battent plus vite, Lorsque les bosquets Sont verts et coquets, Que leur ombre nous invite...
Allonc donci de vous à moi, Nous savons tous deux pourquoi. (Bia.)
FRIQUETTË, blessée.
Alï ! c'est trop fort, sur ma parole!