ACTE DEUXIÈME
Pourquoi donc à votre école, N'êtes- vous pas aujourd'hui, Vous en seriez- vous enfui ?
CONTI
Moi?
FRIQUETTE, raiUeoce.
Si c'était pour nie suivre, Ce qui prouve du bon goût^
Montrant les liTres de cluse qu'il tient à la vaiH.
Il fallait jeter ce livre.
Qui doit vous gêner beaucoup.
CONTl, à part, après avoir jeté ses livres.
AUons donc! c'est par l'insolence Qu'on réussit !
Hant.
Mais c'est bien vous Qui, devinant mon importance, M'avez suivi.
Friqiiette passe • FRIQUETTB.
L'insolent I
CONTI, à part.
Je la domine.
Je la fascine.
FRIQUETTE.
L'impertinent !
CONTr.
Vous voyez comme (Bis,) Les choses marchent lestement Avec un amant gentilhomme.
REPRISE DE l'ensemble.
* Conti, Friqaette.
CONTI
Nous autre gentilshommes noue aimons brusquer les choses...
FRIQUETTE.
Oui-dà.
Surtout avec une petite grisette comme toi... sans conséquence.
FRIQUETTE.*
Et vous seriez bien fâché d'être poli, n'est-ce pas?... et galant.
CONTI
A quoi bon!... mon trésor. Je suiç noble, riche, beau, spirituel, par conséquent irrésistible, et je m'admets ni la résistance... palsambleu!... ni la réplique.
FRIQUETTE, loi tapant sur les doi^ avec le boaqnet qa'elle tient
à la main.
Là voilà pourtant, la réplique.
CONTI *
Eh bien!...
FRIQUETTE, de même.
Et voilà la résistance.
CONTI
Eh! làl...
FRIQUETTE, même jea.
Et voilà pour un petit fat... un petit manant... un petit rustaud!... (Marchant sur lui.) qui se Croirait déshonoré de rue faire la cour.
CONTI, croisant l«s bras, et passant **.
Eh, morbleu, ma belle...
FRIQUETTE, de même.
Eh! morbleu, mon beau!
* Friquetto, Couti.
•* Conti, Friquette.