‹ Les prés Saint-GervaisChapitre 98 sur 106 · ACTE TROISIÈME IH · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME IH

FRIQUETTE, se levant virement^ •

Mais savez-Yous que vous êtes un effronté, monsieur?

COIfTI. ' . .

Moilohl

FRIQUETTE ••.

Et que je vais m'en aller si vous n'êtes pas plus raisonnable.

Elle remonte et se rassied, sar la chaise de Coati. COIfTI.

C'est ça, allons-nous-en, si nous ne sommes pas plus raisonnables.

11 remonte et s'assied sur la chaise de Friqaette, ptiis preod le rerre qu'elle a laissé à moitié plem sor la table.

DUO

FRIQUETTE.

Monsieur, je crois que c'est mon verre Que vous venez de prendre là.

, CONTl.

Ne vous montrez pas trop sévère, Qu'est-ce que c'est que ça ? .

FRIQUETTE, à part.

C'est vrai, c'est peut-être sévère.

.Haut.

Oui, pass' pour ça.

CONTI

. J'y. prends le baiser que ta bouche . .

De ses deux lèvres y laissa !

U cherche k loi prendre la taille.

FRIQUETTE.

Eh ! mais, voilà qui m'effarouche, Non, non, pas d'ça.

• Friqaette ConU.

Canti, Fnquette.

118 • LES PBÉS SAINT-GERYAIS

CONTI

Quoi! se peat-ilqa'ons*effarouche Pour si peu qu' ça?

FRIQUETTE.

Non, non, pas d*çà.

CONTI I lai prenant la main.

Après tout, est-ce un si grand crime Qu'un baiser sur cette main-]à?

FRIQUETTE.

Puisqu'avec respect il s'exprime.

Oui, pass' pour ça.

CONTI, 86 rapprocbant.

Mais aussi sur ce cou d'albâtre, Je voudrais... qu'est-ce que cela?

FRIQUETTE, se dégageant.

Souffrez un pas, on en fait quatre.

Non, non, pas d'ça.

CONTI, ensemble.

Pour si peu, faut-<il donc combattre, Qu'est-ce que c'est qu'ça?

CONTI, pMs sérieux.

Eb bien! Friquette, il faut donc le dire, Je meurs d'amour, et, sous mon air moqueur.

Il est une âme ardente, qui soupire, C'est le printemps qui s'éveille en mon cœur.

FRIQUETTE.

C'est singulier, sa voix n'est plus la même, Et ses accents me troublent malgré moi.

CONTI, passionné.

Je n'ose plus te dire que je t'aime, Mais à présent je ne vois plus que toi !

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