‹ Les prés Saint-GervaisChapitre 99 sur 106 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

ENSEMB-LE

CONTI

Ah ! du prihtemps c'est l'ivresse Qui me charme et qui m'oppresse, Devant lui tout doit céder; D'aujourd'hui je sais aimer.

Ah ! quelle nouvelle ivresse Charme mon cœur et Poppresse?

Je sens qu'il faut lui céder.

Sa voix dit qu'il faut aimer.

FRIQUETTE.

Si vous m'aimiez, avec vous j'imagine Des jours charmants à faire envie au ciel; Mais vous avez, c'est mon cœur qui devine, Un autre, nom que monsieur Gabriel.

CONTl.

Oui, mais le tien avec tous rivalise ; Il n'en est pas que je trouve plus pur, Car ton blason porte amour pour devise, Et deux yeux d'or brillant sur fond d'azur !

REPRISE DE l'ensemble.

CONTI, avec chaleur *.

Eh bien oui, je suis noble, je suis riche, je suis prince.

FRIQUETTE.

Un prince!

CONTi.

Mais je ne veux plus être tout-puissant que dans votre cœur.

* Conti, Friquette.

FRIQÙETTE.

Monseigneur, vous me tournez la tête. Je ne sais plus ceque je dis... laissez-moi.

Friquette !

PRIQUÈTTE *.

Laissez-moi I... laissez-moi.

Elle se ■ saiire par la gauche.

CONTI

Cours, va, ma belle... et regarde si je te suis I... Il y a là-dessus un vers de Virgile, mais je n'ai pas le temps de mêle rappeler. (Appelant.) Friquette !...je parie qu'elle répond pour me faire voir le chemin qu'elle a pris.

FRIQUETTE, dehors, un peu loin.

Monseigneur.

CONTl.

Ehl allons donc!... Ob! femmes, délicieux esprits !... Il n'y a que vous pour crier oui, oui... en disant non, non.

11 sort en courant par le même côté, an même in9tant on entend ciier dans la coulisse monsieur et madame Nicole.

Page 1