‹ Les primes à l'exportation du sucre; exposé de leurs différentes formes, de leur mode d'évaluation et de leur influence sur les prix du marché intérieur et extérieur; suivi de quelques condsiérations au sujet de leur suppressionChapitre 23 sur 34 · II.22O.O/1O · texte numérisé non relu

II.22O.O/1O

septembre

;fâ.555.232

octobre

novembre

décembre

Par suite des fortes importations de février ù juillet 1897, le stock emmagasiné des Etats-Unis était, vers la fin de juin, de non moins de 665.000 tonnes. Grâce à ce stock énorme, formant à peu près la huitième partie de la production du monde entier, et grâce à l'importation persistante du sucre colonial, les raffineurs ont pu se borner à importer, dans le cours des mois suivants, des quantités minimes de sucre de betterave, et pendant neuf mois ils ont pu s'en abstenir presque complètement. Survint en mai, juin, juillet 1898 la guerre entre les Etats-Unis et l'Espagne. Cet événement a un peu relevé l'importation du sucre de betterave. La paix l'a de nouveau diminuée. C'est toujours le sucre de canne qui va à New York. Les stocks emmagasinés diminuent considérablement. On lit dans les organes de l'industrie sucrière du mois d'octobre 1898 que vers 1899 toute la provision des Etats-Unis sera consommée, et que si de nouvelles cargaisons de sucre de canne n'arrivent pas, on devra, malgré les droits différentiels, importer le sucre de betterave d'Europe.

Le sucre de bet- Les suites de cette perturbation du marché améterave cherche a pi^ain pour le marché d'Europe, ne se sont pas

remplacer le sucre . ■,%, ,

, , fait attendre. 2s exportant presque rien aux Etats-

do canne sur des ^ ^ ^

marchés moins ré- Unis, les fabricants européens ont dû trouver un

raunérateurs. Le autre débouché.

-ucre de canne .^^ .,..,, t i

En premier lieu, ils ont pu remplir les magasins

- Linpare du marche ^ ^ i j. o

américain plus ré- épuisés par l'exportation extraordinaire du prinmunérateur. temps de 1897. Puis ils se sont jetés sur les marchés

des Indes orientales.

Du port de Trieste, on mande un accroissement important des

exportations à destination de Bombay, de Calcutta etc. savoir 1) :

1) Die deutsche Zucherindustrie, numéro du 27 janvier 1899.

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