Les Très riches Heures du duc de Berry, p. 57 et
3. Les Ducs de Bourgogne, Preuves, t. I (Paris, 1849), P- 542 et II (1 85i), p. xlix. Voici d’ailleurs les passages de Laborde :
T. I. « Henry Bellecliose de Brabant, peintre, succède à Malouel le 23 mai 1 4 1 5 ; il peint cette année pour la Chartreuse de Dijon deux tableaux représentant, l’un la Vie de saint Denis, l’autre la Mort de la Vierge (p. 542).
T. II. « On lisait dans le Catalogue d'une jolie collection de tableaux anciens des écoles italienne, Jlamande, provenant du Cabinet de M. B..., dont la vente aura lieu le samedi i5 décembre 1849 :
MEMMI (Guglielmo-Simone), peintre du xme siècle.
XIO les primitifs et leurs signatures
le Martyre de saint Denis était d’Henri Bellecliose, valet de chambre et peintre du duc de Bourgogne, bien que Prost, en 1891 \ ait signalé de nouveau le marché, bien que M. de Champeaux en 1898 lait publié, bien que M. Salomon Reinach en 1904 3 ait soigneusement réuni ces textes, la légende n’en a pas moins suivi son cours, puisque, sauf les exceptions citées, tous ont continué, imperturbablement, jusqu’en novembre 1907. après la publication de mon étude dans la Revue de l'Art \ à déclarer le tableau de Malouel et de i4oo.
Si l’on prétend se retrancher derrière une collaboration de Malouel et d'Henri Bellecliose 5, on pourrait répondre que, comme la première attribution, celle-là ne repose que sur une interprétation tout arbitraire des textes ; il serait facile de dire dans quel article elle a pris naissance, à la suite de quel « peut-être ».
En effet, Malouel, qui entre officiellement au service du duc de Bourgogne le 1 1 décembre 1897, en remplacement de Jean de Beaumetz, disparaît des comptes de Bourgogne, non en i4i5°, mais en i4i27, et Henri Bellecliose de Brabant, dont il n’est jamais question auparavant à la cour du duc de Bourgogne, est nommé peintre valet de chambre du Duc, en remplacement de feu Malouel,
« I" Le Martyre de saint Denis, peinlure sur fond dor. Les figures, groupées avec art, sont d’une grande finesse d’exécution ; tableau d’une parfaite conservation.
^ « 2" Pendant du précédent, attribué à Durer (Albert), né en itfjo : le Christ en croix, au bas duquel sont les Saintes Femmes ; saint Michel terrasse le démon, et un chevalier, couvert d une cuirasse, est décapité. L’ensemble de cette composition offre trois sujets différents.
« Ce dernier, ainsi que le précédent, décorait autrefois la chapelle des anciens ducs de Bourgogne.
« La collection n’était nullement jolie et l’attribution de Memmi est aussi juste pour l’une de ces peintures que celle de Durer pour l'autre ; mais de ces deux tableaux, que l’administration du Louvre aurait dû payer cher et qu’elle pouvait acquérir pour quelques francs, l’un, le plus important, a été conservé à la France par M. Reiset, et nous en parlerons avec tout le soin qu'il mérite. .1