‹ Les primitifs; études d'ethnologie comparéeChapitre 55 sur 149 · LES IN0ÏT9 OCCIDENTAUX · texte numérisé non relu

LES IN0ÏT9 OCCIDENTAUX

elle fut la première notion qui germa dans les cerveaux, au moins dans les espèces vivipares. De même que Tenfant se fait une poupée, de même notre espèce naissante se créa un monde fantastique, image et reflet du monde réel tel qu'il le concevait, et le fît présider par une mère, par une Cybèle. ' Sidné n'a pas encore été détrônée; nul fils ingrat, nul mari ambitieux ne l'a encore mise de côté. — Ces pauvres Hyperboréens sont encore si arriérés ! Toutes ces populations célèbrent .au nouvel an leurs Éleusinies, ressemblant fort aux mascarades des Ahts et des Moquis, aux Fêtes du Bison, en vogue chez les Mandanes et autres Peaux-Rouges, à ces Rogations de chasse, pompes du renouveau, observées jusque chez les tribus bordières de TAmazone (i). Le christianisme ne les avait pas abolies sans peine chez les peuplades germaniques (2) et anglo-saxonnes.

« A l'époque la plus longue de la nuit, deux angakout, dont l'un déguisé en femme, vont de hutte en hutte éteindre toutes les lumières, les rallumer à un l'eu vierge, s'écrient : « De soleil nouveau, lumière nouvelle. »

¥Ln effet, d'année en année, les printemps produisent chacun sa génération d'herbes et d'animaux. Tous les soleils cependant, tous les feux, toutes les lumières n'ont pas môme vertu ; il y a des époques de disette ou d'abondance, des saisons fécondes ou stériles. L'homme voudrait remédier à cette inégalité ? corriger la veine ? 11 se met en tête de modifier la Lune, de refondre le Soleil. De ce désir naquit

(i; Spix, und Marliiis. liâtes.

:>; A<lall)erl Kniiii.

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