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202 LES NAÎRS.
OQ Nair « de la haate » ne noaei'ait de relations arec une fille ou une femme du commun; mais un prêtre se met au-dessus de cette faiblesse, moitié faisant la charité, moitié la recevant. Les vieux Nambonris fréquentent les paysannes et artisanes; sans grand zèle, il est vrai, puisque les rustres et prolétaires sont le plus souvent obligés de faire la besogne eux-mêmes. Cependaut, à l'arrière de la cabane une petite porte s'entr'ouvre dès que le religieux vient y frapper. Même, ou a l'attention de réserver pour son usage exclusif quelques menus ustensiles en métal, car ils ne pourraient manger, boire ni même se laver dans des vases contaminés par le contact des espèces. Permis de toucher à la femme soudra, mais non point à la cruche qu'elle rapporte de la fontaine. Un de ces Brahmanes se plaignait au missionnaire Weiibrecht* de n'avoir pas moins de dix épouses sur les bras.
« Ces Brahmes Koulinnes* sont des étalons pur sang auxquels il incombe d'ennoblir la race, et de cohabiter avec les vierges de caste inférieure. Le personnage vénérable court villes et campagnes ; on lui fait des cadeaux en argent et en étoffes ; on lui lave les pieds, on boit de cette lavasse, et on conserve le reste. Après un repas servi de mets délicats, il est conduit à la couche nuptiale, où là vierge l'attend, couronnée de fleurs. »
Celles qui ne sont pas admises à tant d'honneur demandent, en toute humilité, la permission de baiser au moins l'organe de l'homine divin 3, la faveur d'avoir, par lui, le front marqué avec une goutte de vermillon*.