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Mémoires du chevalier dAr vieux

5. Bancroft, The Native Races of America, Andagoya. 6 Lucien, Alexandre, ;

l'ongle maternel. 205

oncle maternel, comme au vrai représentant de la famille ; ils s'attachent à lui bien plus qu'à leur propre père, quand même ce dernier les aurait élevés, rare occurrence parmi les classes élevées. — « Dans la pliiloprogéniture de nos moralistes européens, tout est étrange pour un Naïr, l'idée et la chose. Il est enseigné dès la plus tendre enfance que l'oncle est plus proche parent que le père ; qu'il doit affectionner son neveu davantage que son propre fils *. »

A Geylan, grand déversoir de la population tamoule, le terme d'oncle passe pour plus honorable que celui de père ; on s'adresse aux sorciers et danseurs du diable en les qualifiant d'« oncles, oncles vénérés * », litre équivalent à celui qui a cours ailleurs de Pères, Révérends Pères. — La « loi népotique » régit la succession au trône de Travancore, bien que le Maharadja se donne lui-même pour un Kchattrya'. Même régime chez les ïlawar d'origine cingalaise. Les Tchanar voisins partagent souvent leur héritage par moitié entre fils et neveux. Mais nous n'allons pas énumérer les peuples et peuplades qui, dans l'Inde et hors de rinde, règlent la succession d'oncle à neveu, ou sous la forme plus archaïque de mère à fille. Un homme qui perdrait à la fois son fils et son neveu, — supposons qu'ils soient emportés par une épidémie, — passerait pour dénué de sentiment naturel, s'il manifestait autant de regrets pour son fils que pour son neveu, n'eût-il jamais vu ce neveu, eût-il vu naître son fils et lui eût-il prodigué ses soins. Nous avons pris un cas extrême ; mais le plus souvent, l'oncle maternel est bien le vrai protecteur des enfants, celui qui, après les avoir conseillés et dirigés sa

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