‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 188 sur 264 · B&sti&n, Culturlaender Americas · texte numérisé non relu

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DIEUX-nOIS. 265

de la récolte et du gibier. Quand il y a guerre, ils placent le vieillard sur un monticule, au milieu d'une enceinte, faite de pieux fortement attachés, et dans laquelle ils pénètrent au moyen d'un souterrain, dont Touverture est à quinze vares de la palissade, de sorte qu'ils sont toujours en communication avec leur dieu, auquel ils portent des. vivres, et qu'ils défendent contre les attaques des ennemis^. »

L'empereur du Mexique jurait d'être .Houitzilopochtli sur terre, de faire briller l'Astre du jour, courir les fleuves ; il s'engagçait à donner de riches et abondantes moissons ^. Le principillon des Antaymours, un Malgache, a la complaisance de faire pousser les, forêts, et c'est à lui que les brebis doivent de mettre bas* Le maître de. Ouiddah expliquait : — « Moi, je suis l'égal de Dieu. Tel que vous me voyez, je suis tout son portrait^. » .Plus modeste, Oppokou, le roi des Achantis : « Le Dieu du ciel est peutêtre un peu plus puissant que moi *. »

A tous ces prodigieux et mirifiques seigneurs, le Grand Natchez delà Floride n'était pas inférieur d'un cheveu. La confédération, qu'il avait l'honneur de présider, était menée par une haute noblesse, orgueilleuse oligarchie, composée de cinq cents guerriers, dont chacun par son bel air, ses exploits à la chasse, ses hauts faits à la guerre, avait prouvé être de race solaire. Ce demi-millier de héros gravitait autour du Grand Soleil, centre des constellations, chef des peuples. Et chaque matin, le Roi des rois. Maître de l'Empyrée, sortait de sa tente, saluait

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