MONTICOLKS DES NILGHERRIS
laitier, fromager et fabricant de beurre, la conception est originale.
Les souverains qui régnaient sur le Nil, autant « d'épiphanies » ou apparitions divines. Sous l'empire romain, les artistes donnaient aux dieux et déesses les traits du monarque régnant et de son épouse : flatterie de haut goût que de représenter Apollon sous les traits d'Octave ou de consacrer à Octave des statues du bel Apollon. Les divins Césars, — Caligula ou Héliogab^le, — les divins Césars ne mouraient pas, mais entraient en apothéose. Et combien de cabocères négrillons, combien de Soulouque café au lait que leurs peuples tiennent pour des dieux, pour de vrais dieux! Dieu, ce roi du Loango, qui commande à. la foudre et à la pluie. Son grand-oncle, du côté maternel, avait créé le ciel avec son armée d'étoiles, la terre avec la mer, les montagnes et les fleuves. Au cacique, qui, en 1729, régnait dans une forêt du Maranon, un missionnaire se disait l'ambassadeur du grand Dieu des chrétiens, montrait un crucifix. — « Qu'ai-je à faire de ton Dieu pâle? Jç suis Dieu moi-même, et Fils du Soleil. Chaque nuit mon esprit voyage de la terre au ciel, où je vaque à l'administration de l'univers*. » Le gaillard croyait en sa propre divinité. Un de ses confrères, potentat en quelque endroit perdu de la Magdalena. racontait gravement avoir créé le monde.
« Le Dieu qu'ils adorent en Californie, est différent dans chaque village. Ils choisissent eux-mêmes un vieil Indien qu'ils élèvent à cette haute dignité... pour obtenir de la pluie, un temps favorable pour les moissons et autres faveurs... Ils lui offrent des sacrifices, les prémices