‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 220 sur 264 · Journal des Missions éoangéliques · texte numérisé non relu

Journal des Missions éoangéliques

ï. Howney.

GAKDES-CnAMPÊTRES. 319

maréchaussée, n'étaient ceusses de la pègre?» On les voit donc s'enrôler dans la police urbaine et la garde rurale, s'entremettre comme veilleurs de nuit, geôliers, inforraar teurs, espions et délateurs. Ils fournissent au village iur dou un de ses fonctionnaires principaux, le manker ou garde champêtre, qui garantit contre la maraude, moyeanant la jouissance d'un champ communal ou le paiement d'une subvention prélevée sur les récoltes. En cas de vol, — les mauvaises années fournissent de nombreuses déprédations, — au manker d'en deviner l'auteur, de l'amener à restitution ou de le produire en justice. Ce fonctionnaire a pour fonction d'être incorruptible et de sévir avec une impartiale justice contre les fraudeurs, fussentils membres de sa propre famille. Volontiers deux frères prennent le même champ d'opérations, ils pillent et filoutent de concert, se montrent habiles à faire du dégât, jusqu'à ce qu'on trouve intérêt à engager les services de Tun pour se protéger contre les entreprises de l'autre*. Le nouveau garde rural devient responsable, et s'il est empêché de chasser lui-même aux délinquants, il déléguera la partie matérielle de la besogne à un de ses limiers. Chasseurs de père en fils, ils examinent le lieu du délit, distinguent des marques et signes imperceptibles pour d'autres, trouvent l'empreinte du pied suspect. Cette empreinte*, ils la mesurent avec précision, la reportent sur un bâtonnet auquel ils ont recours dans les cas douteux. Si la piste conduit à un autre village, le traqueur avise le collègue et lui remet le bambou marqué, qui souvent passe en plusieurs mains avant que le coupable soit découvert. Les services du traqueur sont particulière-

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